Archives mensuelles : novembre 2015

Emploi éoliennes : il faut parler l’anglais


COMBIEN  DE DEMANDEURS  D’EMPLOI  ISLAIS  PARLENT  L’ANGLAIS ?

ET COMBIEN ONT UN AN D’EXPÉRIENCE DANS LA MAINTENANCE D’ÉOLIENNES EN MER ?



Ces conditions d’embauche furent révélées au Forum des Métiers de l’Éolien, qui s’est tenu le 21 novembre à l’île d’Yeu. Ceci, bien sûr, à supposer qu’il y aura bien une base de maintenance à l’île d’Yeu tel que « promis », base qui enlaidirait Port-Joinville ( voir notre article précédent, « L’autre projet éolien, au Sud » ). C’est confirmé par un article de Ouest France sur cette réunion :  
les conditions d’embauche


Et il y a d’autres conditions :
« Pour être embauché dès 2021, il faudra justifier d’une expérience d’un an dans la maintenance offshore, être en bonne condition physique et insensible au vertige, être autonome dans son travail et avoir un bon relationnel. L’anglais ainsi que la rigueur nécessaire au respect des consignes de sécurité sont indispensables. »
à noter : … vertige … autonome … avoir des compétences en relations humaines ( « un bon relationnel  » ) etc.


Combien d’Islais sans emploi remplissent ces conditions ?
Alors Monsieur le Maire, vous voyez bien qu’on vous a berné avec des promesses d’emploi impossibles à tenir. Il est encore temps pour vous de manifester votre opposition au projet, car les études d’impact n’ont pas été faites. Pensez-y s’il vous plaît, et sauvez l’île d’Yeu pendant qu’il est encore temps.

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L’autre projet éolien, au Sud


L’Ile d’Yeu est également menacée au Sud


horizons libres
Photo : voici un horizon libre, propre, qui nous détend et nous inspire. Maintenant imaginez cet horizon pollué par 60 ou 80 éoliennes de 210 m de haut ( environ 6 fois + hautes que notre Grand Phare ) … Ça changerait tout, surtout pour nos estivants.



L’Etat n’a pas éliminé la possibilité d’un projet éolien en mer au Sud de l’Ile. Pourtant, notre vue de la mer serait enlaidie depuis les Corbeaux jusqu’au Châtelet. On parle d’un troisième appel d’offres, et déjà les profiteurs de subventions s’impatientent …

3º appel d'offres


Une fois autorisé le projet Nord sans retour en arrière possible, plus rien n’empêchera de lancer le 3º appel d’offres, et d’y inclure le massacre de notre Côte Sauvage. Il s’agira seulement pour les promoteurs « d’arroser » un peu plus – voir : un arrosage financier aboutissant à la neutralisation des oppositions éventuelles


Ça ne devrait pas être difficile. On a remarqué chez nos élus une étonnante indifférence quant aux sites et paysages de l’Ile. Les dolmens classés « monuments historiques », par exemple, ne les ont pas empêchés de voter en faveur de la pollution visuelle de l’horizon Nord, en fond de toile ci-dessous.

Dolmen de la Planche à Puare
Dolmen de la planche à Puare, 3 000 ans avant J.C.



Sur terre, aux Corbeaux, l’Ile sera enlaidie par une autre lubie superflue et coûteuse  : «  Nous avons en projet un parc photovoltaïque sur l’ancienne décharge des Corbeaux et sur la toiture du centre technique municipal, qui couvrirait 15 % à 20 % de la consommation électrique de l’île  » ( et seulement quand le soleil brillera – ndlr ), a dit notre maire à la journaliste Monik Malissard – LA GAZETTE ANNONCES ▪ N°220 ▪ 15 OCTOBRE 2015 ▪ PAGE 14 ( voir le lien à la fin de cet article ).


Il a ajouté : « Nous envisageons aussi de produire de l’hydrogène, avec l’électricité non utilisée du parc éolien, en vue notamment d’alimenter des véhicules. » Ces paroles reflètent les idées fausses sur lesquelles repose l’acceptation du projet éolien, dont l’électricité sera versée au réseau national dès que produite : il ne sera pas possible de la séparer ni même de la différencier des autres. En fait nos politiques ignorent presque TOUT de l’éolien, s’imaginant par exemple des effets positifs illusoires ( emplois locaux ), et ne savent RIEN des effets négatifs, qui eux sont bien réels.


Qui parmi eux a jamais soulevé le grave problème des infrasons, par exemple, que les gouvernements refusent de considérer malgré toutes les études reconnues par la communauté scientifique ? Pourtant, au Canada, la Royal Society of Medicine précise les critères de diagnostic permettant d’en reconnaître … les effets dans un rayon de 10 km autour d’éoliennes industrielles
Ce n’est qu’un début, car on sait que les infrasons voyagent très loin (40 – 50 km). En Australie, le Sénat reconnaît également le problème, qui s’accroît avec la puissance des éoliennes et la durée de l’exposition. Or les nôtres seront de 8 MW, du jamais vu, 3 fois plus puissantes que celles de Bouin.


Ignorance également en ce qui concerne la production d’hydrogène, qui consomme beaucoup d’électricité, ce qui serait contre-productif. Les Islandais, ayant de l’énergie propre à revendre, se sont lancés dans cette voie en 1998. Mais ils se sont enlisés dans ce bourbier : ils n’ont pas été plus loin que leurs 3 autobus expérimentaux. Heureusement que nous avons des élus qui vont leur montrer comment faire… 🙂


« Un port n’est pas un monument touristique mais un outil de travail. La maintenance du parc éolien nécessiterait la présence de 2 à 3 navires de 20 à 30 m … nous leur affecterions le quai du Canada. »
Et vlan ! Le Maire nous annonce la défiguration programmée de Port Joinville. Le petit marché, si pittoresque sur ce quai du Canada, le plus attrayant du port avec son phare-balise prisé des photographes et ses bateaux de pêche colorés : à la trappe ! On n’arrête pas le progrès ! Arrosage financier oblige ! Tant pis pour les Islais, le tourisme, et le futur de l’Ile à long terme ! Tuons la poule aux oeufs d’or, et goinfrons nous !


Les vandales de tout poil, ceux qui sont prêts à détruire l’attrait qu’exerce l’île sur les estivants qui la font vivre, n’ont pas d’état d’âme. Il leur suffit d’avoir l’appui des naïfs qui pensent que l’éolien est « vert », alors que la France construit en douce des centrales à gaz pour « réguler » l’énergie du vent, instable par nature. Un véritable non sens ! Et nous qui nous disons cartésiens !  – voir l’avis des experts

quai du Canada et son phare
Le petit phare du quai du Canada.



Interview du Maire :  La Gazette – Téléchargez le numéro 220 du 16 octobre 2015, et allez à la page 14



De l’avis même des experts…


PIPEAUTIQUE APPLIQUÉE


pipeautique appliquée



Nicolas Hulot (2014) :  » Interrogé sur la centrale nucléaire de Fessenheim que François Hollande a promis de fermer, Nicolas Hulot déclare préférer voir plus large:  » Très sincèrement, au risque de choquer mes amis écologistes, je m’en fiche. Moi, la seule chose qui compte, ce n’est pas de fermer telle ou telle centrale, c’est d’avoir une cohérence. On nous dit que l’on va garder la capacité de production du nucléaire. On est dans l’incohérence ! » Et de conclure :  » Si on garde notre capacité de production du nucléaire, à quoi bon investir sur la transition énergétique.  »  »
La transition énergétique est incohérente

Marcel Boiteux, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques, ancien président d’EDF : « L’éolien reste très coûteux eu égard à sa mauvaise qualité : c’est une forme d’énergie non garantie dont l’installation exige l’édification parallèle de moyens classiques de production sûrs, tels les turbines à gaz. »
C’est à dire double investissement pour une production inchangée – en fait triple ou quadruple vu les subventions à l’éolien et les aménagements à apporter au réseau, et quintuple ou sextuple si c’est en mer.
Une autre incohérence


L’Académie des Beaux Arts, inquiète de la destruction du patrimoine touristique de la France, fait la même constatation que l’ancien patron EDF, plus haut :
 » les éoliennes ne participent pas à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre : en effet, aucune production n’est aussi variable et aussi imprédictible que l’éolien industriel et son développement ne peut qu’induire une augmentation d’émission de gaz à effet de serre, par la nécessité d’installer des groupes de substitution qui fonctionnent à partir du gaz.  »
Effectivement, on a bien vu au Danemark, en Allemagne etc. que les éoliennes ne causent aucune réduction d’émissions.
Éoliennes = davantage de CO2
Parallèlement aux éoliennes, la France construit discrètement des centrales à gaz pour réguler la production instable des éoliennes, dépendantes des variations imprévisibles du vent. Elle en a mis 16 en service depuis 2005, sans fanfare, honteusement en fait. En effet, s’il fallait expliquer aux gens que ça va de pair avec l’éolien…
Mises en service depuis 2005 : 5 centrales à gaz ( turbines à combustion ) et 11 centrales à gaz à cycle combiné


Alors à quoi bon ? L’éolien, c’est du vent, c’est du pipeau. C’est une gigantesque arnaque. De nombreux livres et articles le dénoncent – cherchez avec Google : éolien arnaque, ou imposture, ou escroquerie.



Réactions des élus


Des élus défendent leurs administrés…
pour de vrai

Le Maire du Touquet, qui s’oppose à un projet éolien offshore : « nos couchers de soleil ne sont pas à vendre! »
Les éoliennes déchaînent les passions

Xavier Bertrand, Président d’une Région qui a déjà beaucoup d’éoliennes et en connaît les inconvénients : « La seule perspective de nouvelles ressources financières ne justifie pas que soient ignorés l’harmonie de nos paysages et le bien-être de nos habitants. »

Il a dit aussi :
« je sais que derrière ces éoliennes il n’y a pas de création d’emplois locaux. »

Et puis :
« De même, les pêcheurs que j’ai rencontrés m’ont expliqué comme ils redoutaient les conséquences de l’éolien offshore aux abords de leurs zones de pêche. »

Enfin :
« c’est pourquoi … je m’opposerai à toute implantation nouvelle. »
Lettre de Xavier Bertrand à France Energie Eolienne

Il n’y a pas que lui qui a compris, une fois les éoliennes installées, les énormes dommages qu’elles causaient, et le peu d’utilité de ces machines. Par exemple écoutons ce que dit le Conseiller général Marc Bonef, de Villers-Saint-Christophe, en Picardie: « L’éolien est une escroquerie ». D’ailleurs, plusieurs livres en apportent des preuves: « l’Imposture, ou pourquoi l’éolien est un danger pour la France », de Jean Louis Butré; « The wind farm scam », du professeur John Etherington; « Throw them all out », de Peter Schweizer.

Il a dit aussi :
« c’est un gouffre financier et cela n’amène que très peu d’emplois à notre région. »

Marc Bonef, ajoute l’article, « a admis qu’il avait été séduit par l’idée de cette énergie renouvelable il y a quelques années, mais que son opinion avait radicalement changé devant les constats qu’il avait pu faire. »
L’éolien est une escroquerie

Nicolas Dupont-Aignan, quant à lui, a dit: « Pourquoi les gens viennent au Tréport ? Pas pour voir une usine. Il va y avoir 83 mats qui vont défigurer le paysage et détruire le potentiel touristique et les pêcheurs vont crever. »
Les éoliennes sont destructrices

Enfin citons Jacques Oudin, ancien Vice-Président du Conseil général de la Vendée: « toutes les activités à fort impact environnemental (extraction de sables et de granulats, déversement de déchets liquides ou solides, forages divers, pose d’éoliennes en mer…) devraient être repoussées au-delà de la limite des eaux territoriales, soit à plus de 22,22 kilomètres de la côte la plus proche. »
Ouest France

Rappelons que le méga-projet éolien en mer Yeu-Noirmoutier serait situé à 11 km seulement de l’Ile d’Yeu, couvrant une surface de 112 km2, soit 5 fois celle de l’île (23 km2), et que ses éoliennes de 8 MW, qui font 210 m de haut, apparaîtraient environ 6 fois plus hautes que les châteaux d’eau que l’on aperçoit sur le continent – le Conseil général prêt à sacrifier les deux îles emblématiques de la Vendée

Et n’oublions pas : il y en aurait 62, barrant l’horizon sur 8 km.