Archives mensuelles : juin 2016

Les prix de l’électricité s’envolent en Europe

COUPABLES, LES ÉNERGIES RENOUVELABLES

Parmi les mensonges lancés par ceux qui se bénéficient, directement ou indirectement, des subventions à l’éolien, le plus éhonté est sans doute celui de la gratuité de cette énergie. Pour nous convaincre, ils font remarquer que l’éolien, quand le vent souffle, fait baisser le prix de gros de l’électricité. Pourtant, il est facile de comprendre que,  quand il y a surproduction d’un produit, les prix de gros baissent. Or, dans le cas de l’électricité, nous avons les centrales à combustibles fossiles, dont le nombre augmente plus ou moins en secret ; nous avons les centrales nucléaires, que l’éolien, intermittent, ne peut remplacer ; et enfin il y a les éoliennes, qui ajoutent leur production, quand le vent souffle, à un système qui produit déjà trop au point d’être le nº1 mondial de l’exportation d’électricité.

Les prix de gros baissent donc quand le vent souffle. Mais ce que se gardent bien de dire les vendeurs de vent, c’est que les subventions, elles, ne baissent pas. D’autant qu’il faut aussi subventionner les centrales thermiques, qui perdent de l’argent à cause de l’éolien, mais dont on a quand même besoin quand le vent ne souffle pas assez fort. Et puis il y a le coût des nouvelles lignes à haute tension : nouvelles là où il n’y en avait pas, et cables d’une plus grande capacité sur le réseau existant, pour gérer l’intermittence éolienne.

Qui paie pour ces investissements aussi pharaoniques qu’inutiles? C’est le contribuable, jusqu’à ce que la note soit tranférée au consommateur par le biais de la CSPE, une taxe ajoutée aux factures d’électricité, les faisant grimper, comme en Allemagne…

Ceci fait que, tandis que le prix de gros baisse de temps en temps au gré du vent, le prix de détail TTC, lui, ne cesse d’augmenter, applicable toute l’année.

Voici un tableau comparatif, où l’on voit que la France se situe au dessous de la moyenne de l’Union européenne. Ceci pour deux raisons: moins d’éoliennes que dans certains pays, et surtout le nucléaire qui fournit une électricité bon marché.

Electricity prices compared - residential Prix de l’électricité pour les ménages

Ceci est appelé à changer, vu l’ambitieux plan de transition énergétique de notre gouvernement. Les champions de l’éolien, l’Allemagne et le Danemark, paient déjà 40 centimes le kWh alors que nous en sommes à 21. Attendez-vous donc à payer votre électricité deux fois plus cher qu’aujourd’hui.

Qu’en est il des prix que paient nos industries?
Voyez le graphique ci-dessous :

Electricity prices compared - industrial
Prix de l’électricité pour l’industrie

 

Conclusion :

Comme en Allemagne ou au Royaume Uni, la « précarité  énergétique » des ménages (dépenses d’énergie > 10% du budget familial) ne cesse de croître en France. Quant aux industries grosses consommatrices d’électricité, elle se délocalisent (par ex. l’industrie de l’aluminium abandonne l’Espagne et le Royaume Uni), ou obtiennent des subventions du gouvernement (France et Allemagne, tel que le reflète le graphique ci dessus). Perte d’emplois donc, ou bien augmentation de la dette nationale pour les subventions à l’éolien. Dans un cas comme dans l’autre, la France s’enfonce…

 

André Bertin

 

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