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Les Islais s’inquiétent…

Parc éolien en mer: les Islais s’inquiétent…

Emmanuel Vrignaud nous écrit :

Le projet éolien offshore Yeu-Noirmoutier se poursuit dans sa folle lancée. A en lire les derniers commentaires dans la Gazette de l’île, il faudrait même aller encore plus vite, sans prendre la mesure des conséquences pour l’île d’Yeu, ou comme s’il fallait faire taire au plus vite les critiques que commencent (enfin) à formuler les Islais.

La lecture de l’article de Ouest France du 25.11.2016: « Parc éolien en mer – Grogne autour des standards de maintenance » (repris dans la Gazette Annonces du 08.12.2016 – télechargez le nº 231 de la Gazette) est en effet édifiante. Malgré les paroles rassurantes, la société Eoliennes en mer des îles Yeu et Noirmoutier ne chercherait-elle pas de bons prétextes pour ne pas implanter les bases de maintenance à l’île d’Yeu et Noirmoutier ?

On apprend tout d’abord dans cet article que le consortium a découvert que la houle était plus forte que prévue en Atlantique ! Par conséquent, alors qu’il avait été affirmé publiquement que des bateaux de 15 mètres suffiraient, pour assurer le confort des techniciens, les bateaux seront beaucoup plus gros et surtout très larges, encore plus larges que les catamarans de la régie.

Soit, mais il y a un problème, il n’y a pas assez de tirant d’eau dans le port ! Il faudrait donc draguer et consolider le port. Or les marins s’y opposent avec force car outre le prix prohibitif des travaux, cela risquerait d’accentuer le phénomène de houle dans le port, comme ce fut le cas lors des travaux de la fin des années 70 (on se souvient qu’il avait même fallu ensuite rallonger le brise-lames).

Deuxième problème : la base de maintenance serait éclatée en 3 sites (aux Bossilles, sur le quai du Canada et à l’aérodrome). Ce choix est un non-sens industriel, le consortium le reconnait bien volontiers.

Comment concilier alors cette activité industrielle avec l’activité touristique du port ? A cet emplacement cela parait tout simplement inimaginable, même si l’on sait que la municipalité projette déjà de déplacer le marché dans l’arrière port.

Comment aussi parvenir à assurer la sécurité des transports d’éléments lourds entre des Bossilles jusqu’au quai du Canada ? Surtout en saison lorsqu’on voit la circulation anarchique sur cette route.

Enfin doit-on accepter qu’un bâtiment même modeste se construise sur le quai du Canada ? Même si ce quai a jadis abrité l’ancienne gare maritime, il s’agit quand même avec le phare vert à son extrémité d’un élément patrimonial majeur du port. Pour mémoire, le quai du Canada, l’ancien « Grand quai », est un des ouvrages les plus anciens du port*.

Une conseillère municipale de la majorité dit même avec raison : « Je suis catastrophée à l’idée d’un bâtiment situé place de la Norvège, qui ruinerait la vue sur l’entrée du port ».
Aussi une grue forcément très inesthétique serait nécessaire, mais il est fort probable que le quai ne soit pas à l’heure actuelle suffisamment solide pour la porter.

Avec beaucoup de justesse et de lucidité le directeur de port résume parfaitement les choses : « Les installations pour la maintenance des éoliennes doivent être compatibles avec l’échelle de l’île et les contraintes portuaires de Port-Joinville. Appliquer un cahier des charges répondant aux standards en vigueur dans les ports industriels allemands ou belges est un non-sens pour l’île d’Yeu. Il est nécessaire de sortir des schémas théoriques et de penser à l’aspect du port, à la vie locale et aux estivants ».

A l’Herbaudière les projets du consortium provoquent aussi la colère car l’idée de s’approprier une partie des quais a été émise sans réelle concertation avec les marins. Les marins ont aussi appris avec stupeur que pendant la phase de construction (2-3 ans) il y aura interdiction de rentrer sur la zone du parc.

Pour conclure, reprenons les paroles de ce conseiller municipal : « Je suis inquiet de l’évolution du projet, tant pour les promesses d’emploi, indéfinies, que pour les propositions d’emplacements du centre de maintenance, sur lesquelles on manque d’éléments. Nous sommes dans le flou. Il serait judicieux d’avoir des interlocuteurs au fait des problèmes techniques ». Triste aveu.

Les élus ne parviendraient donc pas à avoir de réponses précises à leurs questions. Le nombre d’emplois dévolus aux islais resterait toujours aussi incertain.

Avec ce projet totalement démesuré et rappelons-le implanté beaucoup trop proche des côtes de l’île d’Yeu, les islais ne sont hélas pas au bout de leurs désillusions.

Emmanuel Vrignaud

* L’existence du « Grand quai » est attestée depuis la fin du XVIIIè siècle. Il s’agissait alors de la jetée la plus importante de Port-Breton (l’ancien nom de Port Joinville). Lors des grands travaux menés au XIXè siècle, il fut agrandi pour accueillir le débarcadère du bateau-poste, ainsi que le feu aval (phare vert construit en 1835).

 

 

Quai du Canada : ça coince

« Le conseil municipal a validé les trois emplacements alloués à la base de maintenance du parc éolien offshore. Mais celui prévu quai du Canada a soulevé diverses interrogations. »

( Extraits de Ouest France – voir lien à la fin )

« Comment les activités de maintenance du parc éolien en mer s’accorderont-elles à l’agrément du port de pêche, à L’Île-d’Yeu ? » 

port-joinville-bateaux-de-peche

« Le dernier conseil municipal était animé. En effet, la soirée de mardi s’est conclue par la validation, dans leur principe, des emplacements alloués à la base de maintenance du parc éolien, prévu au large de l’île. En revanche, un emplacement a posé des questions de pertinences. Celui du quai du Canada.

quai-du-canada-port-joinville
Photo : au premier plan, le Quai du Canada, le plus attrayant de Port Joinville.

Les propositions d’Adwen ont suscité incompréhension, notamment des marins. Deux bateaux de 32 m de long et 13,50 m de large sont prévus, alors que des navires d’une quinzaine de mètres avaient été annoncés, lors du débat public en 2015. Un ponton de 5 m de large serait aménagé le long du quai du Canada, lequel devrait accueillir une grue – plutôt que l’installer à bord. « Avec un bateau à quai, il ne resterait qu’un peu plus de la moitié du passage actuel, entre les extrémités du quai du Canada et du quai Martin », remarque Sébastien Chauvet, élu de l’opposition. »

Lire l’intégralité de cet article dans l’édition du vendredi 25 novembre, ou dans le journal numérique

http://www.lessablesdolonne.maville.com/actu/actudet_-eolienne-a-l-ile-d-yeu-un-lieu-de-maintenance-qui-coince_fil-3089560_actu.Htm?

Notre commentaire : il faudra déplacer le pittoresque marché. Quant à la vue qu’on aura depuis les terrasses de café :  une grue, et des bateaux de maintenance des plus laids (dont un de 32 mètres ! ). Sans compter le matériel industriel déposé sur le quai, les camoins etc… Bravo Monsieur le Maire, faisons fuir les touristes et les estivants !

Photomontages trompeurs


Peut-on se fier aux photomontages?



Voici les éoliennes telles qu’on les verrait (version officielle) depuis Noirmoutier – c’est à dire à 17 km environ. http://vendee.eoliennes.non.free.fr/videos/noirmoutier.gif


Elles seront plus proches de l’île d’Yeu : 11,8 km, au lieu de 17 km.


L’important, c’est de réaliser que c’est un photomontage fait par des gens qui veulent nous vendre leur projet. Ils utilisent donc tous les artifices à leur disposition, notamment un objectif à grand angle qui donne une vue « panoramique ». L’avantage, pour ces vendeurs professionnels, c’est que cet objectif a pour effet de rapetisser les choses.

Voici, par contre, le photomontage réalisé par Philippe de Villiers. Il était, lui, beaucoup plus proche de la réalité:

Visuel Philippe de Villiers
Parc éolien vu de la Pointe du But


Mais la réalité sera pire encore.
Pour comprendre à quel point les photomontages sont trompeurs, il vous faudra aller à Bouin, au carrefour des D21 et D59 (à 1.5 km des feux rouges de Bouin en direction de Bois de Céné). Là, vous pourrez vous rendre compte de ce que l’on verra vraiment depuis l’île d’Yeu. Car les 8 éoliennes de Bouin font 102 m de haut, soit environ la moitié des monstres de 210 m qu’ils vont mettre mer. Quant à la distance, le carrefour D21/D59 est à 6 km environ du parc éolien de Bouin, tel que l’on peut voir sur la carte Google, ici. On aperçoit les éoliennes et leurs ombres le long de la petite route rurale sans numéro qui se trouve à 500 m de la côte, à mi-chemin entre Bouin et Beauvoir sur Mer.

En vertu du théorème de Thalès, des éoliennes de 204 m de haut vues à une distance de 12 km paraissent aussi hautes que des éoliennes de 102 m de haut vues à une distance de 6 km.


Allez-y : vous serez abasourdis.


Un autre aspect de la chose a trait à l’effet psychologique. Si vous regardez un paysage marin “agréable à l’oeil”, il est en fait “agréable à votre cerveau”, car il entre dans le cadre de l’idée que vous vous faites des vacances, de la mer, et des activités de loisirs. Mais si 62 éoliennes se profilent à l’horizon, transformant la mer ouverte en un lac fermé dont la rive opposée est industrielle, il est évident que votre cerveau réagira négativement et se concentrera sur la vue des éoliennes. L’envie de vous baigner dans un océan aux horizons sans fin se transformera en l’idée beaucoup moins excitante d’un bain qui aura l’air de se passer au pied d’éoliennes industrielles, même si elles se trouvent à 11,8 km. C’est psychologique, mais ça n’en est pas moins réel puisque c’est la perception que votre cerveau en aura.


On dit souvent d’une horreur installée dans un joli paysage: « on ne voit que ça ». Effectivement, notre cerveau est choqué par l’élément qui ne cadre pas dans le « tableau », et notre coeur même s’en émeut. C’est un réflexe humain, tout simplement. On finira donc par ne voir QUE les éoliennes. Ce sera d’autant plus néfaste au tourisme qu’on les verra depuis Fromentine, et pendant toute la traversée. L’île d’Yeu fera tout d’un coup partie de la banlieue de St Nazaire.


Plus question alors de résister au second projet, au sud de l’île. Les opposants, découragés, n’auront plus le coeur de se battre. On pourra faire une croix sur l’île d’Yeu, aux horizons pollués. Merci, Monsieur le Maire!



Les prix de l’électricité s’envolent en Europe

COUPABLES, LES ÉNERGIES RENOUVELABLES

Parmi les mensonges lancés par ceux qui se bénéficient, directement ou indirectement, des subventions à l’éolien, le plus éhonté est sans doute celui de la gratuité de cette énergie. Pour nous convaincre, ils font remarquer que l’éolien, quand le vent souffle, fait baisser le prix de gros de l’électricité. Pourtant, il est facile de comprendre que,  quand il y a surproduction d’un produit, les prix de gros baissent. Or, dans le cas de l’électricité, nous avons les centrales à combustibles fossiles, dont le nombre augmente plus ou moins en secret ; nous avons les centrales nucléaires, que l’éolien, intermittent, ne peut remplacer ; et enfin il y a les éoliennes, qui ajoutent leur production, quand le vent souffle, à un système qui produit déjà trop au point d’être le nº1 mondial de l’exportation d’électricité.

Les prix de gros baissent donc quand le vent souffle. Mais ce que se gardent bien de dire les vendeurs de vent, c’est que les subventions, elles, ne baissent pas. D’autant qu’il faut aussi subventionner les centrales thermiques, qui perdent de l’argent à cause de l’éolien, mais dont on a quand même besoin quand le vent ne souffle pas assez fort. Et puis il y a le coût des nouvelles lignes à haute tension : nouvelles là où il n’y en avait pas, et cables d’une plus grande capacité sur le réseau existant, pour gérer l’intermittence éolienne.

Qui paie pour ces investissements aussi pharaoniques qu’inutiles? C’est le contribuable, jusqu’à ce que la note soit tranférée au consommateur par le biais de la CSPE, une taxe ajoutée aux factures d’électricité, les faisant grimper, comme en Allemagne…

Ceci fait que, tandis que le prix de gros baisse de temps en temps au gré du vent, le prix de détail TTC, lui, ne cesse d’augmenter, applicable toute l’année.

Voici un tableau comparatif, où l’on voit que la France se situe au dessous de la moyenne de l’Union européenne. Ceci pour deux raisons: moins d’éoliennes que dans certains pays, et surtout le nucléaire qui fournit une électricité bon marché.

Electricity prices compared - residential Prix de l’électricité pour les ménages

Ceci est appelé à changer, vu l’ambitieux plan de transition énergétique de notre gouvernement. Les champions de l’éolien, l’Allemagne et le Danemark, paient déjà 40 centimes le kWh alors que nous en sommes à 21. Attendez-vous donc à payer votre électricité deux fois plus cher qu’aujourd’hui.

Qu’en est il des prix que paient nos industries?
Voyez le graphique ci-dessous :

Electricity prices compared - industrial
Prix de l’électricité pour l’industrie

 

Conclusion :

Comme en Allemagne ou au Royaume Uni, la « précarité  énergétique » des ménages (dépenses d’énergie > 10% du budget familial) ne cesse de croître en France. Quant aux industries grosses consommatrices d’électricité, elle se délocalisent (par ex. l’industrie de l’aluminium abandonne l’Espagne et le Royaume Uni), ou obtiennent des subventions du gouvernement (France et Allemagne, tel que le reflète le graphique ci dessus). Perte d’emplois donc, ou bien augmentation de la dette nationale pour les subventions à l’éolien. Dans un cas comme dans l’autre, la France s’enfonce…

 

André Bertin

 

Articles récents sur l’éolien dans d’autres pays de l’UE :
La Pologne freine à fond sur l’éolien.

L’Allemagne inverse ses priorités énergétiques

 

Éolien : le Québec stoppe le gâchis


Après la Bavière*, le Québec dit : ÇA SUFFIT !
(et depuis, la Pologne*…)


La Mauricie National Park
Parc national de la Mauricie



Avec ses grands barrages, le Québec produit beaucoup d’électricité. Traditionnellement, les surplus étaient vendus aux États Unis, mais avec l’arrivée du gaz de schiste, ce débouché s’est progressivement fermé. Malgré cela, son ancien gouvernement s’était laissé “convaincre” par le lobby éolien de payer des subventions à l’industrie du vent, moyennant quoi des éoliennes étaient apparues dans “La Belle Province”, défigurant les paysages les uns après les autres. Mais au fil des années, la note est devenue salée, car malgré les surplus croissants, le coût de l’électricité s’était mis à grimper. Les subventions, ça n’est pas gratuit.


Le nouveau gouvernement québécois, faisant preuve de bon sens, vient enfin d’arrêter le gâchis : les nouveaux parcs éoliens n’auront plus droit aux subventions, prix garantis et autres faveurs. Résultat : le lobby a beau huiler les gonds de la porte qui vient de se fermer, l’éolien est bel et bien gelé au Québec ( sauf pour les projets en cours ).


Reste la note à payer pour les subventions accordées antérieurement, qui sont garanties. On lit dans Le Journal de Montréal du 9 de ce mois : “Les quatre millions de clients d’Hydro-Québec devront absorber une facture de 23 milliards $ d’ici 2042 pour les parcs éoliens qui existent déjà, selon ce qu’a appris le Bureau d’enquête.” ( Hydro-Québec est l’équivalent quebécois de notre EDF – ndlr ).  Le Journal de Montreal.


Le calcul est simple : cela fait une moyenne de 5.750 dollars par client, pour des éoliennes dont les Québécois n’avaient nullement besoin. La situation est similaire en France, à la différence près que notre dépensière nationale n’a rien appris de ses expériences malheureuses à la tête de la région Poitou-Charentes, et qu’elle continue à gaspiller de plus belle : 24 centimes d’euros le kWh garantis aux parcs éoliens en mer, contre 4 à 5 centimes sur le marché libre. Comme si les Français avaient les moyens de payer l’électricité 5 fois son prix…


Souhaitons que quelqu’un lui mette sous les yeux cette réflexion empreinte de sagesse, qui nous vient d’outre-Atlantique : « Si l’on veut lutter contre les gaz à effets de serre, il faut évaluer les coûts et bénéfices des différents moyens, et choisir les plus efficients, ajoute Youri Chassin*. Le gouvernement se doit de prendre des décisions rationnelles basées sur l’efficacité, et non axées sur un soutien artificiel de filières énergétiques qui coûtent cher et donnent peu de bénéfices. Il ne faudrait pas répéter avec les voitures électriques la même erreur qu’avec l’éolien. »  Lire l’article.


   * Contrepoints: La Bavière met un frein à l’énergie éolienne
NB : avant elle, la Grèce, l’Italie, l’Espagne et le Portugal ont arrêté l’éolien à cause de son coût exorbitant.  Et tout récemment, la Pologne a adopté les mêmes restrictions draconiennes que la Bavière, contre l´éolien. 

** Youri Chassin est économiste et directeur de la recherche à l’Institut économique de Montréal ( IEDM ), un organisme de recherche et d’éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif.



André Bertin

Cet article a été publié antérieurement par Contrepoints



18 parcs éoliens offshore de plus !

Le projet au sud de l’île est loin d’être mort.

Hier, on a pu lire dans la presse : « le ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, a officiellement annoncé le lancement d’un nouvel appel d’offres (le troisième) pour l’éolien offshore français. En concurrence avec dix-huit autres zones, c’est celle de Dunkerque qui a été retenue. »

Vous avez bien lu : « en concurrence avec 18 autres zones ». Ceci veut dire qu’il en reste maintenant 17. Il y a tout lieu de croire que la zone au sud de l’île d’Yeu en fait partie. Comme pour le projet de Dunkerque, dont il est dit dans l’article qu’on le croyait abandonné, le gouvernement préfère manifestement l’opacité. Ainsi, pas besoin d’études d’impact cumulatif sur l’environnement. On se moque des Directives de Bruxelles en la matière. Les oiseaux migrateurs qui volent au dessus de la mer en suivant la côte seront décimés, depuis Dunkerque jusqu’aux plages des Landes.

Et comme le plan est annoncé au compte gouttes, les citoyens ne peuvent même pas saisir la Commission européenne, d’autant que les études d’impact sont publiées peu de temps avant la construction, et qu’il faut 18 mois à la Commission pour répondre. Bref, le gouvernement se moque de l’environnement comme il se fiche de la pêche, des plaisanciers, et du tourisme côtier ou balnéaire.

Il s’agit aussi d’endormir les habitants concernés : il ne faut pas effrayer les populations en annonçant tous les projets d’un coup. D’ailleurs, si ça se trouve, parmi les 17 zones restantes il ne serait pas étonnant qu’il y en ait une troisième visible de l’île d’Yeu. Devant les plages qui regardent le continent, peut être, depuis Ker Châlon jusqu’aux Corbeaux ? Pourquoi pas ? Une fois le charme de l’île brisé par le premier projet, et l’opposition se trouvant découragée, les élus pourront donner libre cours à leurs appétits.

Les 18 zones ne sont pas une faute de frappe : on en parle une deuxième fois dans l’article : « sur dix-huit zones candidates au départ, puis quatre dans la short list du ministère, celle retenue se situera au large de Dunkerque. »

Voici l’article au complet, dans La Voix du Nord :
Ségolène Royal annonce l’implantation d’éoliennes offshore à Dunkerque



Philippe de Villiers écrit à un Islais


Créateur du Puy du Fou, Ancien Ministre, Vendéen avec passion,
Philippe de Villiers écrit à un Islais.


Le Puy du Fou

 
Il fustige le projet éolien, « un non-sens sur le plan de l’environnement, et qui va tuer le tourisme côtier en abîmant nos rivages. »

Il poursuit: « c’est surtout une imposture économique et les Islais, les pêcheurs et tous le Vendéens en reviendront très vite. »

Les élus « ont perdu la tête« , dit-il aussi. En fait il s’agit d’un euphémisme, car nous sommes en droit de les juger plus sévèrement. Être aveuglé par l’argent, ce n’est pas ce qu’on demande à un élu, surtout quand les sommes sont modestes, et ne compenseront aucunement les pertes que subira la population. Quant aux emplois, on sait que c’est du pipeau : il faut parler l’anglais   L’éolien détruit en fait les emplois existants : Les dindons de la farce Et puis la base de maintenance sera à St Nazaire : il faut être naïf pour croire qu’il y en aura une sur l’île. Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, c’est bien connu…

Il ne faudra pas attendre 100 ans pour constater les dégâts, ni les promesses non tenues. Ni même 10 ans, ni même cinq.

Voici la copie de la lettre de Philippe de Villiers. L’adresse a été partiellement effacée pour respecter le voeu d’anonymat du destinataire.

Lettre scannée de Philippe de Villiers

Cliquer sur l’image pour l’agrandir.


Les Français, dindons de la farce



Depuis cet article ( ci-dessous ), l’auteur en a écrit un autre pour le bénéfice de tous les Français. Il est publié par le média Économie Matin – cliquez sur ce lien.

Voyez aussi, en cliquant sur le bouton « réponse » ci-dessus à gauche, dans le premier commentaire à notre article, les liens à d’autres délocalisations qui ont eu lieu au Royaume Uni, en Espagne et en Australie, dans l’industrie de l’aluminium, à cause de la hausse des prix de l’électricité due aux subventions aux énergies renouvelables.

Et re-voici le lien pour le débat citoyen et libre sur le projet éolien ( plus de 160 commentaires déjà ) dans la Gazette de l’île d’Yeu – cliquez sur ce lien. Allez en fin de page pour écrire votre commentaire, utilisant un pseudo si vous voulez. L’anonymat fait partie de la liberté d’expression : preuve en est l’isoloir dans les bureaux de vote.

X X X

Différent de celui d’Économie Matin, l’article ci-dessous concerne les Islais avant tout.

La Mairie de l’île d’Yeu a fait un pari ( stupide ) sur la transition énergétique, alors que les retours d’expérience qui nous viennent de partout indiquent que c’est une voie coûteuse et sans issue :

– Danemark : Ce pays vend à la Norvège et à la Suède, à perte, l’électricité éolienne produite en surplus la nuit. Le jour, quand il y a généralement moins de vent mais que la demande est beaucoup plus forte, ses centrales à charbon assurent qu’il y aura du courant pour tout le monde, sans coupures dues à l’instabilité du vent. Au besoin, l’appoint sera fait en important de l’électricité des pays voisins, mais au prix fort cette fois. Ses émissions de CO2 n’ont pas baissé, parce que la variabilité du vent fait que les centrales à charbon doivent compenser en accélérant et décélérant leurs turbines constamment, brûlant ainsi davantage de charbon.

– Allemagne : les éoliennes ne permettent pas de fermer les centrales nucléaires, car elles produisent de l’électricité de façon intermittente. Le gouvernement a donc encouragé la construction de centrales à lignite ( un charbon très « sale » ), parce qu’elle est abondante dans ce pays, et bon marché. Les émissions de CO2 ont donc augmenté.

– Espagne : le poids des subventions aux énergies renouvelables sur la dette publique se monte à environ 30 milliards d’euros. Le reste est financé par le consommateur, qui a vu le coût de ses factures d’électricité s’envoler. Le gouvernement de Mariano Rajoy, chargé par l’électorat de sauver le pays de la banqueroute, a donc stoppé net les subventions pour les nouveaux projets d’énergies renouvelables.

– Royaume Uni : la sidérurgie a mis au chômage des milliers de travailleurs, car le prix de l’énergie n’a cessé de monter à cause des subventions aux renouvelables. L’électricité représente maintenant 40% de ses coûts. Les usines se délocalisent donc vers l’Inde ou la Chine, où l’on construit des centrales à charbon à la douzaine pour bénéficier d’une énergie bon marché, source de progrès. L’Angleterre exporte donc ses emplois à des pays moins respectueux des consignes « vertes ». Bilan: les émissions de CO2 au niveau mondial augmenteront à la suite de ces délocalisations. —> emplois détruits au Royaume Uni

Les délocalisations menacent bien sûr aussi en Allemagne, où l’électricité coûte deux fois plus cher qu’en France à cause des énergies renouvelables. Mais le gouvernement d’outre-Rhin a appliqué des rustines, en subventionnant temporairement les industries qui utilisent beaucoup d’électricité. Angela Merkel met ainsi sur le dos du prochain gouvernement l’impopularité qui résultera du chômage accru quand il faudra couper ces subventions.

– Islande : la transition vers une économie basée sur la géothermie et l’hydrogène fut lancée à grand renfort de publicité en 1998. Dix-huit années plus tard, force nous est de constater son échec. En 2003, le gouvernement annonçait fièrement la mise en service de trois autobus à hydrogène, alimentés par une unique station d’électrolyse. Depuis, plus aucun progrès. Officiellement, la transition est toujours sur les rails, ce qui permet à la presse étrangère de citer l’Islande en exemple. Mais dans les faits, depuis les 3 autobus, la transition s’est enlisée. Les problèmes du coût et de la sécurité ( l’hydrogène est plus volatile que l’essence et s’enflamme ou explose encore plus facilement ) ont eu raison de l’engouement des politiques.

– France : échec de l’éolien à Tahiti, et un bel exemple de gabegie de fonds publics —> Le flop des éoliennes de Makemoé

En fait, c’est TOUTE la transition énergétique qui est un désastre. Voyez la voiture électrique, trop chère et n’ayant d’autonomie que pour les courtes distances. Combien de milliards d’euros va t elle nous coûter ? Voyez un peu: « Une semaine après la présentation par la ministre de l’écologie d’un important volant de mesures en faveur des voitures électriques, la Chambre régionale des comptes (CRC) d’Aquitaine révèle le gouffre financier qu’a creusé le soutien « important et inconditionnel » de l’ancienne présidente du Poitou-Charentes à un projet de voiture électrique qui a tourné au fiasco ». On lit encore, dans le même article du Monde de juin 2014, « La Cour des Comptes régionale délivre un double blâme à la gestion de Ségolène, présidente de la Région de 2004 à 2014 » … et « aux mauvais choix stratégiques s’ajoute une gestion opaque » … —> Le Monde – la très chère voiture électrique de Ségolène Royal

Mais la mairie de l’île d’Yeu est prête à accepter tout et n’importe quoi, pourvu qu’il y ait des subventions à la clé. Pour 500.000€, et une médaille, elle a accepté que l’île rentre dans les plans de Ségolène. La médaille, c’est le titre ronflant de « Territoire à énergie positive ». Même dans les républiques de banane on ne maquille pas l’inefficacité de l’État avec des mots si pompeux, si enfantins. Pourtant, le bon peuple de France se laisse bercer par leur musique, inlassablement retransmise par la télévision.

La Mairie a donc reçu 500.000€, qu’elle dépensera ainsi :
– 40% pour l’achat d’un autobus électrique, soit 200.000€
– 39% pour l’achat de 3 voitures électriques et d’une centrale de distribution d’hydrogène (sic), soit 195.000€
– 15% pour l’aménagement de pistes cyclables, soit 75.000€
– 4% pour une étude sur la filière hydrogène, soit 20.000€
– 2% pour l’achat de vélos à assistance électrique, soit 10.000€

Voir l’Ile d’Yeu Magazine de décembre 2015 pour plus de détails ( gratuit, à la Mairie ).

500.000€ multipliés par 212 Territoires à Énergie positive, dans toute la France, cela fait 106 millions d’euros de subventions qui ne serviront à rien, sauf peut être la partie dépensée pour les cyclistes. Mais notre gouvernement n’en est pas à ça près. Les Français paieront les pots cassés, alors pourquoi se préoccuper ?

Tout ceci ne serait pas si grave si nos chers élus ne s’entêtaient pas à défigurer l’île d’Yeu avec des éoliennes en mer ( au Nord et bientôt au Sud ) et des panneaux solaires ( à la Pointe des Corbeaux pour commencer ).

Enfin, pour terminer, voyez le commentaire d’un mécontent que l’on trouve à la page 14 de l’Ile d’Yeu Magazine du même mois, entre autres échos d’opposition à la Mairie : « Une grande réunion d’information sur le « projet éoliennes » a été organisée à grand renfort de publicité. Les membres de la municipalité, présents, maire en tête, ont brillé par leur silence. Interrogé, l’un des adjoints présents a confirmé qu’il s’agissait d’une « stratégie » de leur part. Voilà bien résumée l’attitude permanente de nos élus. Ils appellent cela « Communication » : La stratégie du silence »

Cette stratégie, on la voit aussi à l’oeuvre ici, dans les colonnes de la Gazette de l’île : les élus n’ont répondu à aucun de nos commentaires. Pourquoi se fouler ? Entre deux élections, ces gens là se conduisent comme des despotes occupés à leur petite cuisine.

Au niveau national c’est pareil. Peuple souverain ? – mes fesses ! Nous, les Français, sommes les dindons de la farce.

Éoliennes et mammifères marins


17 cachalots échoués sur les plages dans une vaste zone d’éoliennes offshore


Sperm whales beached at Skegness - Jan 2016
Ces deux cachalots, et trois autres, furent trouvés sur une plage anglaise de la Mer du Nord ;
12 autres s’échouèrent en Allemagne et aux Pays-Bas.


Sperm whale beached near wind farms of Lynn, Inner Dowsing and Lincs
Sur l’un des 5 cachalots échoués en Angleterre, des activistes anti-nucléaires ont écrit un slogan pour faire croire que les éoliennes que l’on voit derrière ne sont pas responsables.

 

Map of sperm whale beachings in the north Sea - Jan 2016
Ces cachalots faisaient partie d’un même groupe, qui suivirent la route indiquée ci-dessus.

« Strandings are common in the North Sea but there hasn’t been one on this scale ‘in decades’, according to experts ». Traduction : selon les experts, les échouages ne sont pas rares en Mer du Nord, mais cela faisait des dizaines d’années qu’il n’y en avait eu autant.
Voir la carte ci-dessus, et de nombreuses photos, dans l’article du Daily Mail

 

Map offshore windfarms northern Europe
Les 17 cachalots sont morts dans une zone de la Mer du Nord saturée par les sons et infrasons émis par les bateaux et les éoliennes. Voyez ci-dessus  la carte des centrales éoliennes offshore. Source  : http://www.4coffshore.com/offshorewind/

 

Discussion
Il est possible que des baleines malades ou âgées choisissent des eaux très peu profondes pour dormir à l’abri des orques. En tant qu’espèces pélagiques, elles ignorent le phénomène des marées, et peuvent donc être surprises par la marée basse pendant leur sommeil. Celles qui sont en bonne santé, par contre, pourraient s’échouer en cherchant à s’échapper d’un milieu devenu toxique ( eau contaminée ) ou insupportable à d’autres égards ( bruit et infrasons ).

En tout état de cause, il est reconnu que la pollution acoustique affecte leurs aptitudes à se nourrir et à naviguer: “It is likely that acoustic masking by anthropogenic sounds is having an increasingly prevalent impact on animals’ access to acoustic information that is essential for communication and other important activities such as navigation and prey/predator detection” – (Clark et al., 2009) —> Acoustic masking in marine ecosystems
Traduction: « il est probable que le masquage acoustique par des bruits anthropogéniques impacte de plus en plus fréquemment l’accès des animaux à l’information acoustique qui est essentielle pour la communication et autres activités importantes comme la navigation et la détection des proies/prédateurs ».

D’une façon ou d’une autre, le bruit et les infrasons émis par les éoliennes en mer ne peuvent que réduire les chances de survie des mammifères marins. Les poissons pélagiques pourraient être également affectés. Quand à la vie sur les fonds marins, comme par exemple celle des soles ou des crustacés, elle subira en plus l’impact des vibrations sismiques transmises des rotors aux fonds marins, et ce jusqu’à 50 km ( davantage encore pour les méga-éoliennes de, par exemple, 8 MW ). Ces machines émettent en effet du « bruit sismique » —> “seismic noise »

 

Post Scriptum : selon Ouest France, le chiffre des cachalots échoués en Mer du Nord ces dernières semaines s’élève maintenant à 29 —> Ouest France du 5 février Ils se réfèrent à un nouvel article du Daily Mail et, bien sûr, se gardent bien de mentionner les éoliennes comme fait nouveau qui pourrait expliquer cette catastrophe écologique —> Daily Mail Feb. 4, 2016

 

 

 

Accidents et contamination

Les éoliennes qui fonctionnent dans le monde sont une source intarissable d’accidents. Une association écossaise opposée à la destruction de l’environnement les comptabilise depuis des années. –  CWIF – Caithness Windfarm Information Forum – www.caithnesswindfarms.co.uk . Le total est de 1.826 depuis 1997 – voir la page web  accidents

On y apprend d’autre part que ce chiffre ne représente qu’environ 9% des accidents. En effet, l’association ne voit que ceux qui sont rapportés par les médias. C’est en comparant avec un chiffre partiel fourni par le gouvernement anglais qu’elle a pu constater que plus de 90% des informations n’avait pas été publié. Ce à quoi on doit ajouter un chiffre inconnu : celui des accidents qui ne font pas l’objet de rapports aux autorités.

En appliquant une règle de trois à ces chiffres, nous pouvons nous faire une idée approximative du nombre réel de ces accidents :
1.826 / 9 x 100 = 20.288 accidents.

Les plus nombreux sont les chutes de pales, 3.800 par an, selon une compagnie d’assurances :   au sujet de nos statistiques

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… quand ce ne sont pas les pales avec tout le reste…

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… puis viennent les incendies…

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Pour les autres, la liste détaillée nous donne une idée de ce qu’ils peuvent être :  liste des accidents

Vous y verrez bien sûr les accidents du travail, parmi lesquels plusieurs ont été mortels.

Et voici par exemple quelques cas qui confirment les risques de contamination dont nous avons parlé dans deux articles antérieurs ( voir l’onglet « liste des articles » ).

– Nº 416 ( numéro attribué dans ladite liste d’accidents )
« Oil leakage reported » at Scroby Sands offshore windfarm, UK.

Traduction : fuite d’huile rapportée au parc éolien en mer de Scroby Sands, Royaume Uni.

Nos remarques : la quantité n’est pas connue, mais il faut garder deux choses présentes à l’esprit: 1) chaque éolienne contient plus de 1 000 litres d’huile de vidange, et
2) l’expérience prouve que les éoliennes ont souvent des fuites d’huile.

– Nº 453 « Super Typhoon Saomai almost destroyed the coastal Cangnan Wind Farm in August 2006, damaging 20 of its 28 turbines ».
Traduction : Le super typhon Saomai a presque détruit le parc éolien en mer Cangnan en Août 2006, endommageant 20 de ses 28 éoliennes.

Nos remarques :  si ce parc éolien en mer a été « presque détruit », il est difficile d’imaginer que ceci ait pu avoir lieu sans déversement d’huile de vidange en mer

– Nº 466 « Whilst lifting hoses for a generator gear box oil change from the vessel Amstelestroom up to the nacelle on WTG D5, the deck winch blocked. The chain failed and dropped, 80% landed in the sea and 20% landed on the deck of the vessel ».
Traduction : sur le navire Amstelestroom, qui faisait de la maintenace sur l’éolienne D5 , le treuil du pont se bloqua tandis qu’on élevait des tuyaux vers la nacelle pour changer l’huile de la boîte de vitesse du générateur. La chaîne se rompit et retomba : 80% dans la mer et 20% sur le pont du bateau.

Nos remarques : la vidange des énormes boîtes de vitesses, qui contiennent plus de 1.000 litres d’huile par éolienne de 8 MW, est une opération difficile comme on peut voir. Si l’accident s’était produit pendant la vidange, une certaine quantité d’huile aurait bien entendu contaminé la mer.

– Nº 498 « A hose failed on an oil pump resulting in a maximum of 25 litres of gearboxoil being released into the sea ».
Traduction : un problème de tuyau rattaché à une pompe causa le versement de 25 litres (au maximum) d’huile de boîte de vitesse dans la mer.

Nos remarques : « au maximum » se trouve relativisé par le fait que la quantité a été évaluée par celui qui a rédigé le rapport, c’est à dire la compagnie propriétaire des éoliennes.

– Nº 530 « During work on a WTG about 100 litres of oil leaked out and down the outside of the tower from the nacelle. Some of the oil ran all the way down the tower and into the sea ».
Traduction : pendant la maintenance d’une éolienne, environ 100 litres d’huile s’échappère de la nacelle et descendirent le long du mât. Une partie arriva jusqu’à la mer.

Nos remarques : et le reste, qui est resté collé au mât, fut plus tard nettoyé au jet avec un mélange d’eau et de détergent. Non seulement les 100 litres d’huile finirent dans la mer, mais le détergent aussi. Voir photos de nettoyage d’éoliennes ici : wind turbines contaminate

– Nº 553 « An environmental incident in which 5ltrs of oil were spilt into the sea from a Jack up barge ».
Traduction : un incident environnemental se produisit sur un navire de maintenance, au cours duquel 5 litres d’huile se déversèrent dans la mer.

Nos remarques : ces incidents sont rapportés par les employés à la compagnie qui les emploient. La compagnie, à son tour, fait son rapport aux autorités, à la compagnie d’assurance, voire à la presse. Il n’y a aucune garantie que les estimations des quantités d’huile versées accidentellement dans la mer soient exactes, ou même proches de la réalité. Il est au contraire probable qu’elles soient sous-estimées, voire passées entièrement sous silence.

– Nº 1813 « Wind turbine on Samso crumbled into the sea ». 100m high turbine completely toppled, losing the nacelle and blade assembly, which fell into the sea. The entire wind farm has been halted and an investigation underway ».
Traduction : « une éolienne à Samso s’est écrasée dans la mer ». L’éolienne de 100m de haut s’affaissa, perdant nacelle et pales, qui tombèrent dans la mer. Le parc éolien tout entier fut arrêté, et une enquête est en cours.

Nos remarques : lorsqu’un aérogénérateur de 8 MW s’abat dans la mer, ce sont plus de 1.000 litres d’huile qui s’y répandent.

Enfin parmi les impacts sur la faune, qui sont à peine représentés :
– Nº 961 « Wind farm clue to horrific ‘corkscrew’ seal deaths » Experts probing the so-called ‘corkscrew deaths’ of seals on Britain’s East Coast believe the building of a huge offshore wind farm could be to blame. The corpses of 50 seals with a clean ‘corkscrew’ cut running from head to tail have been washed up over the past 18 months. Now scientists investigating the riddle have linked it to the Sheringham Shoal wind farm, which is being built 12 miles off the Norfolk coast. It is thought that the seals have fallen victim to boats with ducted propellers, which have a non-rotating nozzle. The propellers are surrounded by metal casing, which allows greater fuel efficiency for boats with heavy loads. The injuries are thought to occur when the mammals are sucked into the propeller and ejected at the other end, causing the tell-tale deep, smooth, spiral cut. Death is caused by massive tissue damage and loss of blood ».
Traduction : 50 phoques retrouvés morts sur la plage sur une période de 18 mois, etc. ».