Le Danemark veut abandonner 5 projets éoliens en mer

TRADUIT DE L’ANGLAIS

REUTERS, vendredi  13  mai, 2016

Le Gouvernement Danois déclare que l’énergie éolienne est devenue trop chère

COPENHAGUE

Le gouvernement danois a annoncé vendredi 13 mai 2016 qu’il voulait abandonner cinq projets de parcs éoliens offshore parce que leur production d’électricité serait trop chère pour les consommateurs.

Le gouvernement estime qu’il en coûterait aux consommateurs 70 milliards de couronnes danoises (10,63 milliards de dollars) pour acheter l’électricité de ces installations d’une capacité totale prévue de 350 mégawatts.

« Depuis 2012, date de l’accord politique, le coût de notre politique du renouvelable a augmenté de façon spectaculaire », a déclaré Lars Christian Lilleholt, ministre de l’énergie du gouvernement du Parti libéral du Danemark.

« Nous ne pouvons pas accepter cela, car le secteur privé et les ménages paient beaucoup trop. La politique danoise du renouvelable s’est révélée être trop chère, » a t il dit.

L’année dernière le Danemark a produit plus de 40 % de son électricité avec l’énergie éolienne, un record mondial, et il a pour objectif d’augmenter cette part à 50 % d’ici 2020.

Il a fallu augmenter les subventions aux producteurs d’énergie éolienne car les prix de l’énergie ont fortement chuté depuis 2012, et les producteurs ont besoin de davantage d’argent pour rendre leur production rentable.

Le prix moyen de l’électricité dans les pays nordiques est tombé à 21 euros par mégawatt-heure (MWh) en 2015, contre 31 euros / MWh en 2012. 

(1 $ = 6,5876 couronnes danoises)
(Reportage d’Erik Matzen, édité par Jon Boyle)


Original en anglais: http://www.reuters.com/article/windfarm-denmark-idUSL5N18A2V8


MON COMMENTAIRE

Trop chère pour les Danois, mais pas pour les Français ? Lorsqu’ils pérorent sous les ors de la République, nos gouvernants s’imaginent ils que les entreprises et les ménages français ont les moyens de payer beaucoup plus cher pour leur électricité ? Pensez y un peu : nous allons payer 220€ le mégawatt/heure produit par le projet Yeu-Noirmoutier. Or, nous dit l’agence REUTERS ci dessus, le prix du marché au Danemark est de 21€ le MWh. Payer l’électricité 10 fois son prix, cela a un nom : c’est un suicide, économique mais aussi social.


Suite à ce post, j’ai écrit un article sur le même sujet, qui a été publié par Économie Matin:
L’ÉOLIEN OFFSHORE FRANÇAIS, UN GOUFFRE FINANCIER POUR LE CONSOMMATEUR

André Bertin




Éolien : le Québec stoppe le gâchis


Après la Bavière*, le Québec dit : ÇA SUFFIT !
(et depuis, la Pologne*…)


La Mauricie National Park
Parc national de la Mauricie



Avec ses grands barrages, le Québec produit beaucoup d’électricité. Traditionnellement, les surplus étaient vendus aux États Unis, mais avec l’arrivée du gaz de schiste, ce débouché s’est progressivement fermé. Malgré cela, son ancien gouvernement s’était laissé “convaincre” par le lobby éolien de payer des subventions à l’industrie du vent, moyennant quoi des éoliennes étaient apparues dans “La Belle Province”, défigurant les paysages les uns après les autres. Mais au fil des années, la note est devenue salée, car malgré les surplus croissants, le coût de l’électricité s’était mis à grimper. Les subventions, ça n’est pas gratuit.


Le nouveau gouvernement québécois, faisant preuve de bon sens, vient enfin d’arrêter le gâchis : les nouveaux parcs éoliens n’auront plus droit aux subventions, prix garantis et autres faveurs. Résultat : le lobby a beau huiler les gonds de la porte qui vient de se fermer, l’éolien est bel et bien gelé au Québec ( sauf pour les projets en cours ).


Reste la note à payer pour les subventions accordées antérieurement, qui sont garanties. On lit dans Le Journal de Montréal du 9 de ce mois : “Les quatre millions de clients d’Hydro-Québec devront absorber une facture de 23 milliards $ d’ici 2042 pour les parcs éoliens qui existent déjà, selon ce qu’a appris le Bureau d’enquête.” ( Hydro-Québec est l’équivalent quebécois de notre EDF – ndlr ).  Le Journal de Montreal.


Le calcul est simple : cela fait une moyenne de 5.750 dollars par client, pour des éoliennes dont les Québécois n’avaient nullement besoin. La situation est similaire en France, à la différence près que notre dépensière nationale n’a rien appris de ses expériences malheureuses à la tête de la région Poitou-Charentes, et qu’elle continue à gaspiller de plus belle : 24 centimes d’euros le kWh garantis aux parcs éoliens en mer, contre 4 à 5 centimes sur le marché libre. Comme si les Français avaient les moyens de payer l’électricité 5 fois son prix…


Souhaitons que quelqu’un lui mette sous les yeux cette réflexion empreinte de sagesse, qui nous vient d’outre-Atlantique : « Si l’on veut lutter contre les gaz à effets de serre, il faut évaluer les coûts et bénéfices des différents moyens, et choisir les plus efficients, ajoute Youri Chassin*. Le gouvernement se doit de prendre des décisions rationnelles basées sur l’efficacité, et non axées sur un soutien artificiel de filières énergétiques qui coûtent cher et donnent peu de bénéfices. Il ne faudrait pas répéter avec les voitures électriques la même erreur qu’avec l’éolien. »  Lire l’article.


   * Contrepoints: La Bavière met un frein à l’énergie éolienne
NB : avant elle, la Grèce, l’Italie, l’Espagne et le Portugal ont arrêté l’éolien à cause de son coût exorbitant.  Et tout récemment, la Pologne a adopté les mêmes restrictions draconiennes que la Bavière, contre l´éolien. 

** Youri Chassin est économiste et directeur de la recherche à l’Institut économique de Montréal ( IEDM ), un organisme de recherche et d’éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif.



André Bertin

Cet article a été publié antérieurement par Contrepoints



18 parcs éoliens offshore de plus !

Le projet au sud de l’île est loin d’être mort.

Hier, on a pu lire dans la presse : « le ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, a officiellement annoncé le lancement d’un nouvel appel d’offres (le troisième) pour l’éolien offshore français. En concurrence avec dix-huit autres zones, c’est celle de Dunkerque qui a été retenue. »

Vous avez bien lu : « en concurrence avec 18 autres zones ». Ceci veut dire qu’il en reste maintenant 17. Il y a tout lieu de croire que la zone au sud de l’île d’Yeu en fait partie. Comme pour le projet de Dunkerque, dont il est dit dans l’article qu’on le croyait abandonné, le gouvernement préfère manifestement l’opacité. Ainsi, pas besoin d’études d’impact cumulatif sur l’environnement. On se moque des Directives de Bruxelles en la matière. Les oiseaux migrateurs qui volent au dessus de la mer en suivant la côte seront décimés, depuis Dunkerque jusqu’aux plages des Landes.

Et comme le plan est annoncé au compte gouttes, les citoyens ne peuvent même pas saisir la Commission européenne, d’autant que les études d’impact sont publiées peu de temps avant la construction, et qu’il faut 18 mois à la Commission pour répondre. Bref, le gouvernement se moque de l’environnement comme il se fiche de la pêche, des plaisanciers, et du tourisme côtier ou balnéaire.

Il s’agit aussi d’endormir les habitants concernés : il ne faut pas effrayer les populations en annonçant tous les projets d’un coup. D’ailleurs, si ça se trouve, parmi les 17 zones restantes il ne serait pas étonnant qu’il y en ait une troisième visible de l’île d’Yeu. Devant les plages qui regardent le continent, peut être, depuis Ker Châlon jusqu’aux Corbeaux ? Pourquoi pas ? Une fois le charme de l’île brisé par le premier projet, et l’opposition se trouvant découragée, les élus pourront donner libre cours à leurs appétits.

Les 18 zones ne sont pas une faute de frappe : on en parle une deuxième fois dans l’article : « sur dix-huit zones candidates au départ, puis quatre dans la short list du ministère, celle retenue se situera au large de Dunkerque. »

Voici l’article au complet, dans La Voix du Nord :
Ségolène Royal annonce l’implantation d’éoliennes offshore à Dunkerque



Philippe de Villiers écrit à un Islais


Créateur du Puy du Fou, Ancien Ministre, Vendéen avec passion,
Philippe de Villiers écrit à un Islais.


Le Puy du Fou

 
Il fustige le projet éolien, « un non-sens sur le plan de l’environnement, et qui va tuer le tourisme côtier en abîmant nos rivages. »

Il poursuit: « c’est surtout une imposture économique et les Islais, les pêcheurs et tous le Vendéens en reviendront très vite. »

Les élus « ont perdu la tête« , dit-il aussi. En fait il s’agit d’un euphémisme, car nous sommes en droit de les juger plus sévèrement. Être aveuglé par l’argent, ce n’est pas ce qu’on demande à un élu, surtout quand les sommes sont modestes, et ne compenseront aucunement les pertes que subira la population. Quant aux emplois, on sait que c’est du pipeau : il faut parler l’anglais   L’éolien détruit en fait les emplois existants : Les dindons de la farce Et puis la base de maintenance sera à St Nazaire : il faut être naïf pour croire qu’il y en aura une sur l’île. Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, c’est bien connu…

Il ne faudra pas attendre 100 ans pour constater les dégâts, ni les promesses non tenues. Ni même 10 ans, ni même cinq.

Voici la copie de la lettre de Philippe de Villiers. L’adresse a été partiellement effacée pour respecter le voeu d’anonymat du destinataire.

Lettre scannée de Philippe de Villiers

Cliquer sur l’image pour l’agrandir.


Les Français, dindons de la farce



Depuis cet article ( ci-dessous ), l’auteur en a écrit un autre pour le bénéfice de tous les Français. Il est publié par le média Économie Matin – cliquez sur ce lien.

Voyez aussi, en cliquant sur le bouton « réponse » ci-dessus à gauche, dans le premier commentaire à notre article, les liens à d’autres délocalisations qui ont eu lieu au Royaume Uni, en Espagne et en Australie, dans l’industrie de l’aluminium, à cause de la hausse des prix de l’électricité due aux subventions aux énergies renouvelables.

Et re-voici le lien pour le débat citoyen et libre sur le projet éolien ( plus de 160 commentaires déjà ) dans la Gazette de l’île d’Yeu – cliquez sur ce lien. Allez en fin de page pour écrire votre commentaire, utilisant un pseudo si vous voulez. L’anonymat fait partie de la liberté d’expression : preuve en est l’isoloir dans les bureaux de vote.

X X X

Différent de celui d’Économie Matin, l’article ci-dessous concerne les Islais avant tout.

La Mairie de l’île d’Yeu a fait un pari ( stupide ) sur la transition énergétique, alors que les retours d’expérience qui nous viennent de partout indiquent que c’est une voie coûteuse et sans issue :

– Danemark : Ce pays vend à la Norvège et à la Suède, à perte, l’électricité éolienne produite en surplus la nuit. Le jour, quand il y a généralement moins de vent mais que la demande est beaucoup plus forte, ses centrales à charbon assurent qu’il y aura du courant pour tout le monde, sans coupures dues à l’instabilité du vent. Au besoin, l’appoint sera fait en important de l’électricité des pays voisins, mais au prix fort cette fois. Ses émissions de CO2 n’ont pas baissé, parce que la variabilité du vent fait que les centrales à charbon doivent compenser en accélérant et décélérant leurs turbines constamment, brûlant ainsi davantage de charbon.

– Allemagne : les éoliennes ne permettent pas de fermer les centrales nucléaires, car elles produisent de l’électricité de façon intermittente. Le gouvernement a donc encouragé la construction de centrales à lignite ( un charbon très « sale » ), parce qu’elle est abondante dans ce pays, et bon marché. Les émissions de CO2 ont donc augmenté.

– Espagne : le poids des subventions aux énergies renouvelables sur la dette publique se monte à environ 30 milliards d’euros. Le reste est financé par le consommateur, qui a vu le coût de ses factures d’électricité s’envoler. Le gouvernement de Mariano Rajoy, chargé par l’électorat de sauver le pays de la banqueroute, a donc stoppé net les subventions pour les nouveaux projets d’énergies renouvelables.

– Royaume Uni : la sidérurgie a mis au chômage des milliers de travailleurs, car le prix de l’énergie n’a cessé de monter à cause des subventions aux renouvelables. L’électricité représente maintenant 40% de ses coûts. Les usines se délocalisent donc vers l’Inde ou la Chine, où l’on construit des centrales à charbon à la douzaine pour bénéficier d’une énergie bon marché, source de progrès. L’Angleterre exporte donc ses emplois à des pays moins respectueux des consignes « vertes ». Bilan: les émissions de CO2 au niveau mondial augmenteront à la suite de ces délocalisations. —> emplois détruits au Royaume Uni

Les délocalisations menacent bien sûr aussi en Allemagne, où l’électricité coûte deux fois plus cher qu’en France à cause des énergies renouvelables. Mais le gouvernement d’outre-Rhin a appliqué des rustines, en subventionnant temporairement les industries qui utilisent beaucoup d’électricité. Angela Merkel met ainsi sur le dos du prochain gouvernement l’impopularité qui résultera du chômage accru quand il faudra couper ces subventions.

– Islande : la transition vers une économie basée sur la géothermie et l’hydrogène fut lancée à grand renfort de publicité en 1998. Dix-huit années plus tard, force nous est de constater son échec. En 2003, le gouvernement annonçait fièrement la mise en service de trois autobus à hydrogène, alimentés par une unique station d’électrolyse. Depuis, plus aucun progrès. Officiellement, la transition est toujours sur les rails, ce qui permet à la presse étrangère de citer l’Islande en exemple. Mais dans les faits, depuis les 3 autobus, la transition s’est enlisée. Les problèmes du coût et de la sécurité ( l’hydrogène est plus volatile que l’essence et s’enflamme ou explose encore plus facilement ) ont eu raison de l’engouement des politiques.

– France : échec de l’éolien à Tahiti, et un bel exemple de gabegie de fonds publics —> Le flop des éoliennes de Makemoé

En fait, c’est TOUTE la transition énergétique qui est un désastre. Voyez la voiture électrique, trop chère et n’ayant d’autonomie que pour les courtes distances. Combien de milliards d’euros va t elle nous coûter ? Voyez un peu: « Une semaine après la présentation par la ministre de l’écologie d’un important volant de mesures en faveur des voitures électriques, la Chambre régionale des comptes (CRC) d’Aquitaine révèle le gouffre financier qu’a creusé le soutien « important et inconditionnel » de l’ancienne présidente du Poitou-Charentes à un projet de voiture électrique qui a tourné au fiasco ». On lit encore, dans le même article du Monde de juin 2014, « La Cour des Comptes régionale délivre un double blâme à la gestion de Ségolène, présidente de la Région de 2004 à 2014 » … et « aux mauvais choix stratégiques s’ajoute une gestion opaque » … —> Le Monde – la très chère voiture électrique de Ségolène Royal

Mais la mairie de l’île d’Yeu est prête à accepter tout et n’importe quoi, pourvu qu’il y ait des subventions à la clé. Pour 500.000€, et une médaille, elle a accepté que l’île rentre dans les plans de Ségolène. La médaille, c’est le titre ronflant de « Territoire à énergie positive ». Même dans les républiques de banane on ne maquille pas l’inefficacité de l’État avec des mots si pompeux, si enfantins. Pourtant, le bon peuple de France se laisse bercer par leur musique, inlassablement retransmise par la télévision.

La Mairie a donc reçu 500.000€, qu’elle dépensera ainsi :
– 40% pour l’achat d’un autobus électrique, soit 200.000€
– 39% pour l’achat de 3 voitures électriques et d’une centrale de distribution d’hydrogène (sic), soit 195.000€
– 15% pour l’aménagement de pistes cyclables, soit 75.000€
– 4% pour une étude sur la filière hydrogène, soit 20.000€
– 2% pour l’achat de vélos à assistance électrique, soit 10.000€

Voir l’Ile d’Yeu Magazine de décembre 2015 pour plus de détails ( gratuit, à la Mairie ).

500.000€ multipliés par 212 Territoires à Énergie positive, dans toute la France, cela fait 106 millions d’euros de subventions qui ne serviront à rien, sauf peut être la partie dépensée pour les cyclistes. Mais notre gouvernement n’en est pas à ça près. Les Français paieront les pots cassés, alors pourquoi se préoccuper ?

Tout ceci ne serait pas si grave si nos chers élus ne s’entêtaient pas à défigurer l’île d’Yeu avec des éoliennes en mer ( au Nord et bientôt au Sud ) et des panneaux solaires ( à la Pointe des Corbeaux pour commencer ).

Enfin, pour terminer, voyez le commentaire d’un mécontent que l’on trouve à la page 14 de l’Ile d’Yeu Magazine du même mois, entre autres échos d’opposition à la Mairie : « Une grande réunion d’information sur le « projet éoliennes » a été organisée à grand renfort de publicité. Les membres de la municipalité, présents, maire en tête, ont brillé par leur silence. Interrogé, l’un des adjoints présents a confirmé qu’il s’agissait d’une « stratégie » de leur part. Voilà bien résumée l’attitude permanente de nos élus. Ils appellent cela « Communication » : La stratégie du silence »

Cette stratégie, on la voit aussi à l’oeuvre ici, dans les colonnes de la Gazette de l’île : les élus n’ont répondu à aucun de nos commentaires. Pourquoi se fouler ? Entre deux élections, ces gens là se conduisent comme des despotes occupés à leur petite cuisine.

Au niveau national c’est pareil. Peuple souverain ? – mes fesses ! Nous, les Français, sommes les dindons de la farce.

Éoliennes et mammifères marins


17 cachalots échoués sur les plages dans une vaste zone d’éoliennes offshore


Sperm whales beached at Skegness - Jan 2016
Ces deux cachalots, et trois autres, furent trouvés sur une plage anglaise de la Mer du Nord ;
12 autres s’échouèrent en Allemagne et aux Pays-Bas.


Sperm whale beached near wind farms of Lynn, Inner Dowsing and Lincs
Sur l’un des 5 cachalots échoués en Angleterre, des activistes anti-nucléaires ont écrit un slogan pour faire croire que les éoliennes que l’on voit derrière ne sont pas responsables.

 

Map of sperm whale beachings in the north Sea - Jan 2016
Ces cachalots faisaient partie d’un même groupe, qui suivirent la route indiquée ci-dessus.

« Strandings are common in the North Sea but there hasn’t been one on this scale ‘in decades’, according to experts ». Traduction : selon les experts, les échouages ne sont pas rares en Mer du Nord, mais cela faisait des dizaines d’années qu’il n’y en avait eu autant.
Voir la carte ci-dessus, et de nombreuses photos, dans l’article du Daily Mail

 

Map offshore windfarms northern Europe
Les 17 cachalots sont morts dans une zone de la Mer du Nord saturée par les sons et infrasons émis par les bateaux et les éoliennes. Voyez ci-dessus  la carte des centrales éoliennes offshore. Source  : http://www.4coffshore.com/offshorewind/

 

Discussion
Il est possible que des baleines malades ou âgées choisissent des eaux très peu profondes pour dormir à l’abri des orques. En tant qu’espèces pélagiques, elles ignorent le phénomène des marées, et peuvent donc être surprises par la marée basse pendant leur sommeil. Celles qui sont en bonne santé, par contre, pourraient s’échouer en cherchant à s’échapper d’un milieu devenu toxique ( eau contaminée ) ou insupportable à d’autres égards ( bruit et infrasons ).

En tout état de cause, il est reconnu que la pollution acoustique affecte leurs aptitudes à se nourrir et à naviguer: “It is likely that acoustic masking by anthropogenic sounds is having an increasingly prevalent impact on animals’ access to acoustic information that is essential for communication and other important activities such as navigation and prey/predator detection” – (Clark et al., 2009) —> Acoustic masking in marine ecosystems
Traduction: « il est probable que le masquage acoustique par des bruits anthropogéniques impacte de plus en plus fréquemment l’accès des animaux à l’information acoustique qui est essentielle pour la communication et autres activités importantes comme la navigation et la détection des proies/prédateurs ».

D’une façon ou d’une autre, le bruit et les infrasons émis par les éoliennes en mer ne peuvent que réduire les chances de survie des mammifères marins. Les poissons pélagiques pourraient être également affectés. Quand à la vie sur les fonds marins, comme par exemple celle des soles ou des crustacés, elle subira en plus l’impact des vibrations sismiques transmises des rotors aux fonds marins, et ce jusqu’à 50 km ( davantage encore pour les méga-éoliennes de, par exemple, 8 MW ). Ces machines émettent en effet du « bruit sismique » —> “seismic noise »

 

Post Scriptum : selon Ouest France, le chiffre des cachalots échoués en Mer du Nord ces dernières semaines s’élève maintenant à 29 —> Ouest France du 5 février Ils se réfèrent à un nouvel article du Daily Mail et, bien sûr, se gardent bien de mentionner les éoliennes comme fait nouveau qui pourrait expliquer cette catastrophe écologique —> Daily Mail Feb. 4, 2016

 

 

 

Accidents et contamination

Les éoliennes qui fonctionnent dans le monde sont une source intarissable d’accidents. Une association écossaise opposée à la destruction de l’environnement les comptabilise depuis des années. –  CWIF – Caithness Windfarm Information Forum – www.caithnesswindfarms.co.uk . Le total est de 1.826 depuis 1997 – voir la page web  accidents

On y apprend d’autre part que ce chiffre ne représente qu’environ 9% des accidents. En effet, l’association ne voit que ceux qui sont rapportés par les médias. C’est en comparant avec un chiffre partiel fourni par le gouvernement anglais qu’elle a pu constater que plus de 90% des informations n’avait pas été publié. Ce à quoi on doit ajouter un chiffre inconnu : celui des accidents qui ne font pas l’objet de rapports aux autorités.

En appliquant une règle de trois à ces chiffres, nous pouvons nous faire une idée approximative du nombre réel de ces accidents :
1.826 / 9 x 100 = 20.288 accidents.

Les plus nombreux sont les chutes de pales, 3.800 par an, selon une compagnie d’assurances :   au sujet de nos statistiques

ARMLESS_BANDIT

… quand ce ne sont pas les pales avec tout le reste…

NewImage2_png_pagespeed_ce_N9AAHvPeSV

… puis viennent les incendies…

turbine on fire

Pour les autres, la liste détaillée nous donne une idée de ce qu’ils peuvent être :  liste des accidents

Vous y verrez bien sûr les accidents du travail, parmi lesquels plusieurs ont été mortels.

Et voici par exemple quelques cas qui confirment les risques de contamination dont nous avons parlé dans deux articles antérieurs ( voir l’onglet « liste des articles » ).

– Nº 416 ( numéro attribué dans ladite liste d’accidents )
« Oil leakage reported » at Scroby Sands offshore windfarm, UK.

Traduction : fuite d’huile rapportée au parc éolien en mer de Scroby Sands, Royaume Uni.

Nos remarques : la quantité n’est pas connue, mais il faut garder deux choses présentes à l’esprit: 1) chaque éolienne contient plus de 1 000 litres d’huile de vidange, et
2) l’expérience prouve que les éoliennes ont souvent des fuites d’huile.

– Nº 453 « Super Typhoon Saomai almost destroyed the coastal Cangnan Wind Farm in August 2006, damaging 20 of its 28 turbines ».
Traduction : Le super typhon Saomai a presque détruit le parc éolien en mer Cangnan en Août 2006, endommageant 20 de ses 28 éoliennes.

Nos remarques :  si ce parc éolien en mer a été « presque détruit », il est difficile d’imaginer que ceci ait pu avoir lieu sans déversement d’huile de vidange en mer

– Nº 466 « Whilst lifting hoses for a generator gear box oil change from the vessel Amstelestroom up to the nacelle on WTG D5, the deck winch blocked. The chain failed and dropped, 80% landed in the sea and 20% landed on the deck of the vessel ».
Traduction : sur le navire Amstelestroom, qui faisait de la maintenace sur l’éolienne D5 , le treuil du pont se bloqua tandis qu’on élevait des tuyaux vers la nacelle pour changer l’huile de la boîte de vitesse du générateur. La chaîne se rompit et retomba : 80% dans la mer et 20% sur le pont du bateau.

Nos remarques : la vidange des énormes boîtes de vitesses, qui contiennent plus de 1.000 litres d’huile par éolienne de 8 MW, est une opération difficile comme on peut voir. Si l’accident s’était produit pendant la vidange, une certaine quantité d’huile aurait bien entendu contaminé la mer.

– Nº 498 « A hose failed on an oil pump resulting in a maximum of 25 litres of gearboxoil being released into the sea ».
Traduction : un problème de tuyau rattaché à une pompe causa le versement de 25 litres (au maximum) d’huile de boîte de vitesse dans la mer.

Nos remarques : « au maximum » se trouve relativisé par le fait que la quantité a été évaluée par celui qui a rédigé le rapport, c’est à dire la compagnie propriétaire des éoliennes.

– Nº 530 « During work on a WTG about 100 litres of oil leaked out and down the outside of the tower from the nacelle. Some of the oil ran all the way down the tower and into the sea ».
Traduction : pendant la maintenance d’une éolienne, environ 100 litres d’huile s’échappère de la nacelle et descendirent le long du mât. Une partie arriva jusqu’à la mer.

Nos remarques : et le reste, qui est resté collé au mât, fut plus tard nettoyé au jet avec un mélange d’eau et de détergent. Non seulement les 100 litres d’huile finirent dans la mer, mais le détergent aussi. Voir photos de nettoyage d’éoliennes ici : wind turbines contaminate

– Nº 553 « An environmental incident in which 5ltrs of oil were spilt into the sea from a Jack up barge ».
Traduction : un incident environnemental se produisit sur un navire de maintenance, au cours duquel 5 litres d’huile se déversèrent dans la mer.

Nos remarques : ces incidents sont rapportés par les employés à la compagnie qui les emploient. La compagnie, à son tour, fait son rapport aux autorités, à la compagnie d’assurance, voire à la presse. Il n’y a aucune garantie que les estimations des quantités d’huile versées accidentellement dans la mer soient exactes, ou même proches de la réalité. Il est au contraire probable qu’elles soient sous-estimées, voire passées entièrement sous silence.

– Nº 1813 « Wind turbine on Samso crumbled into the sea ». 100m high turbine completely toppled, losing the nacelle and blade assembly, which fell into the sea. The entire wind farm has been halted and an investigation underway ».
Traduction : « une éolienne à Samso s’est écrasée dans la mer ». L’éolienne de 100m de haut s’affaissa, perdant nacelle et pales, qui tombèrent dans la mer. Le parc éolien tout entier fut arrêté, et une enquête est en cours.

Nos remarques : lorsqu’un aérogénérateur de 8 MW s’abat dans la mer, ce sont plus de 1.000 litres d’huile qui s’y répandent.

Enfin parmi les impacts sur la faune, qui sont à peine représentés :
– Nº 961 « Wind farm clue to horrific ‘corkscrew’ seal deaths » Experts probing the so-called ‘corkscrew deaths’ of seals on Britain’s East Coast believe the building of a huge offshore wind farm could be to blame. The corpses of 50 seals with a clean ‘corkscrew’ cut running from head to tail have been washed up over the past 18 months. Now scientists investigating the riddle have linked it to the Sheringham Shoal wind farm, which is being built 12 miles off the Norfolk coast. It is thought that the seals have fallen victim to boats with ducted propellers, which have a non-rotating nozzle. The propellers are surrounded by metal casing, which allows greater fuel efficiency for boats with heavy loads. The injuries are thought to occur when the mammals are sucked into the propeller and ejected at the other end, causing the tell-tale deep, smooth, spiral cut. Death is caused by massive tissue damage and loss of blood ».
Traduction : 50 phoques retrouvés morts sur la plage sur une période de 18 mois, etc. ».