Accidents et contamination

Les éoliennes qui fonctionnent dans le monde sont une source intarissable d’accidents. Une association écossaise opposée à la destruction de l’environnement les comptabilise depuis des années. –  CWIF – Caithness Windfarm Information Forum – www.caithnesswindfarms.co.uk . Le total est de 1.826 depuis 1997 – voir la page web  accidents

On y apprend d’autre part que ce chiffre ne représente qu’environ 9% des accidents. En effet, l’association ne voit que ceux qui sont rapportés par les médias. C’est en comparant avec un chiffre partiel fourni par le gouvernement anglais qu’elle a pu constater que plus de 90% des informations n’avait pas été publié. Ce à quoi on doit ajouter un chiffre inconnu : celui des accidents qui ne font pas l’objet de rapports aux autorités.

En appliquant une règle de trois à ces chiffres, nous pouvons nous faire une idée approximative du nombre réel de ces accidents :
1.826 / 9 x 100 = 20.288 accidents.

Les plus nombreux sont les chutes de pales, 3.800 par an, selon une compagnie d’assurances :   au sujet de nos statistiques

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… quand ce ne sont pas les pales avec tout le reste…

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… puis viennent les incendies…

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Pour les autres, la liste détaillée nous donne une idée de ce qu’ils peuvent être :  liste des accidents

Vous y verrez bien sûr les accidents du travail, parmi lesquels plusieurs ont été mortels.

Et voici par exemple quelques cas qui confirment les risques de contamination dont nous avons parlé dans deux articles antérieurs ( voir l’onglet « liste des articles » ).

– Nº 416 ( numéro attribué dans ladite liste d’accidents )
« Oil leakage reported » at Scroby Sands offshore windfarm, UK.

Traduction : fuite d’huile rapportée au parc éolien en mer de Scroby Sands, Royaume Uni.

Nos remarques : la quantité n’est pas connue, mais il faut garder deux choses présentes à l’esprit: 1) chaque éolienne contient plus de 1 000 litres d’huile de vidange, et
2) l’expérience prouve que les éoliennes ont souvent des fuites d’huile.

– Nº 453 « Super Typhoon Saomai almost destroyed the coastal Cangnan Wind Farm in August 2006, damaging 20 of its 28 turbines ».
Traduction : Le super typhon Saomai a presque détruit le parc éolien en mer Cangnan en Août 2006, endommageant 20 de ses 28 éoliennes.

Nos remarques :  si ce parc éolien en mer a été « presque détruit », il est difficile d’imaginer que ceci ait pu avoir lieu sans déversement d’huile de vidange en mer

– Nº 466 « Whilst lifting hoses for a generator gear box oil change from the vessel Amstelestroom up to the nacelle on WTG D5, the deck winch blocked. The chain failed and dropped, 80% landed in the sea and 20% landed on the deck of the vessel ».
Traduction : sur le navire Amstelestroom, qui faisait de la maintenace sur l’éolienne D5 , le treuil du pont se bloqua tandis qu’on élevait des tuyaux vers la nacelle pour changer l’huile de la boîte de vitesse du générateur. La chaîne se rompit et retomba : 80% dans la mer et 20% sur le pont du bateau.

Nos remarques : la vidange des énormes boîtes de vitesses, qui contiennent plus de 1.000 litres d’huile par éolienne de 8 MW, est une opération difficile comme on peut voir. Si l’accident s’était produit pendant la vidange, une certaine quantité d’huile aurait bien entendu contaminé la mer.

– Nº 498 « A hose failed on an oil pump resulting in a maximum of 25 litres of gearboxoil being released into the sea ».
Traduction : un problème de tuyau rattaché à une pompe causa le versement de 25 litres (au maximum) d’huile de boîte de vitesse dans la mer.

Nos remarques : « au maximum » se trouve relativisé par le fait que la quantité a été évaluée par celui qui a rédigé le rapport, c’est à dire la compagnie propriétaire des éoliennes.

– Nº 530 « During work on a WTG about 100 litres of oil leaked out and down the outside of the tower from the nacelle. Some of the oil ran all the way down the tower and into the sea ».
Traduction : pendant la maintenance d’une éolienne, environ 100 litres d’huile s’échappère de la nacelle et descendirent le long du mât. Une partie arriva jusqu’à la mer.

Nos remarques : et le reste, qui est resté collé au mât, fut plus tard nettoyé au jet avec un mélange d’eau et de détergent. Non seulement les 100 litres d’huile finirent dans la mer, mais le détergent aussi. Voir photos de nettoyage d’éoliennes ici : wind turbines contaminate

– Nº 553 « An environmental incident in which 5ltrs of oil were spilt into the sea from a Jack up barge ».
Traduction : un incident environnemental se produisit sur un navire de maintenance, au cours duquel 5 litres d’huile se déversèrent dans la mer.

Nos remarques : ces incidents sont rapportés par les employés à la compagnie qui les emploient. La compagnie, à son tour, fait son rapport aux autorités, à la compagnie d’assurance, voire à la presse. Il n’y a aucune garantie que les estimations des quantités d’huile versées accidentellement dans la mer soient exactes, ou même proches de la réalité. Il est au contraire probable qu’elles soient sous-estimées, voire passées entièrement sous silence.

– Nº 1813 « Wind turbine on Samso crumbled into the sea ». 100m high turbine completely toppled, losing the nacelle and blade assembly, which fell into the sea. The entire wind farm has been halted and an investigation underway ».
Traduction : « une éolienne à Samso s’est écrasée dans la mer ». L’éolienne de 100m de haut s’affaissa, perdant nacelle et pales, qui tombèrent dans la mer. Le parc éolien tout entier fut arrêté, et une enquête est en cours.

Nos remarques : lorsqu’un aérogénérateur de 8 MW s’abat dans la mer, ce sont plus de 1.000 litres d’huile qui s’y répandent.

Enfin parmi les impacts sur la faune, qui sont à peine représentés :
– Nº 961 « Wind farm clue to horrific ‘corkscrew’ seal deaths » Experts probing the so-called ‘corkscrew deaths’ of seals on Britain’s East Coast believe the building of a huge offshore wind farm could be to blame. The corpses of 50 seals with a clean ‘corkscrew’ cut running from head to tail have been washed up over the past 18 months. Now scientists investigating the riddle have linked it to the Sheringham Shoal wind farm, which is being built 12 miles off the Norfolk coast. It is thought that the seals have fallen victim to boats with ducted propellers, which have a non-rotating nozzle. The propellers are surrounded by metal casing, which allows greater fuel efficiency for boats with heavy loads. The injuries are thought to occur when the mammals are sucked into the propeller and ejected at the other end, causing the tell-tale deep, smooth, spiral cut. Death is caused by massive tissue damage and loss of blood ».
Traduction : 50 phoques retrouvés morts sur la plage sur une période de 18 mois, etc. ».

Eoliennes : bilan négatif


L’éolien est cher et ne crée pas d’emplois locaux
Il en détruit au contraire



EXTRAITS D’ACTU88 : L’éolien – Des lobbys qui font oublier l’environnement
article de B. Boulay

« Les éoliennes géantes, en tant que source d’énergie propre, ont 2 inconvénients : elles fonctionnent de manière intermittente et elles sont chères. Le bon sens voudrait qu’on implante des éoliennes industrielles, seulement lorsque l’activité peut se satisfaire d’une fourniture intermittente d’électricité. »

« L’Allemagne fait marche arrière

Le retour de l’expérience allemande montre qu’au niveau global, les éoliennes industrielles ne constituent pas une source d’énergie de substitution. Les Allemands ont voulu fermer leurs centrales nucléaires, mais les éoliennes, qui ne fonctionnent en moyenne qu’un quart du temps et pas quand on le souhaite ni quand on s’y attend, sont inaptes à les remplacer. Alors les Allemands ont relancé les centrales à énergie fossile. Aujourd’hui, ils polluent le centre et l’est de l’Europe. Il faut cesser d’aller trop loin dans l’impasse. »

LES ÉOLIENNES PERMETTENT DE POLLUER AILLEURS

« Comme elles sont censées avoir des effets écologiques, l’exploitation des éoliennes s’accompagne de l’obtention de certificats donnant des droits à polluer par ailleurs. Des holdings financières l’ont bien vu, qui sont présentes sur ce secteur. Cela ne figure pas dans les plaquettes avantageuses qui présentent les éoliennes sur de jolis fonds bucoliques, au milieu des enfants et des vaches ! »

« Espaces sacrifiés ?

L’UNESCO a menacé de déclasser le Mont-Saint-Michel si des éoliennes industrielles étaient implantées à moins de 20 km. Personne ne cherche à acheter une maison qui serait proche d’une éolienne ! Des décotes très importantes sont observées, traduisant la diminution de la qualité de vie. Est-il apocalyptique d’imaginer que demain des demandes de permis d’exploiter des gaz de schiste sur ces mêmes terrains seront justifiées par le fait qu’ils sont déjà « sacrifiés » ?
Que devient le tourisme ? »

……

« Un énorme gaspillage

La Cour des comptes s’est émue de ce gaspillage. Peut-on se le permettre ? Elle a pointé les rentes non justifiées qu’il procure à certains. A ce stade, il faut aussi noter que les éoliennes sont pour la plupart importées, notamment de Chine. La réalité est que ce secteur creuse le déficit commercial et que localement, un parc éolien ne crée pas un seul emploi. L’aberration des éoliennes rappelle la nécessité de repenser l’investissement local comme la manière d’assurer les ressources nécessaires des collectivités territoriales.

Des conditions quasi mafieuses

Au-delà du gaspillage d’argent, on assiste à la réunion de conditions qui enfantent des logiques quasi-mafieuses : des promoteurs construisent des équipements qu’ils savent inutiles pour toucher des subventions. Utilisant les vides juridiques qu’ils ont réclamés, les promoteurs et leurs agents commerciaux exploitent la pauvreté des territoires ruraux pour « enrôler » les propriétaires de terrains attirés par l’appât de quelques milliers d’euros de loyers »

Pour lire l’article au complet : L’éolien – Des lobbys qui font oublier l’environnement


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EXTRAITS D’ÉCONOMIE MATIN – Eoliennes : ces mystérieux investissements au bilan désastreux
Par Ludovic Grangeon

« Chaque fois qu’un équipement se profile, on fait miroiter les millions d’investissements, qui s’évanouissent dès la mise en service. Pas un emploi sur place, pas une seule retombée permanente, pas une seule contribution au développement local, des loyers dérisoires à quelques propriétaires locaux, quand ils ne sont pas parents avec le maire. Et même le bilan devient négatif avec des emplois détruits sur place.

Les syndicats de l’éolien racontent que ça crée des emplois. Ils en réclament 10 000. Problème : le seul document est une enquête commandée par eux et qui fonctionne par sondage et questionnaire. Aucun chiffre statistique officiel ne confirme. Bien au contraire, les agences immobilières, les chambres de l’artisanat connaissent bien les dégâts de ces opérations. Un électricien passe de temps en temps, une équipe d’entretien passe quelques jours par an, et c’est tout. Des économistes expérimentés n’ont jamais réussi à trouver plus que l’équivalent de 650 emplois permanents en CDI. Ca fait une grosse différence. Imaginez des projets locaux par dizaines, chacun de 15 millions, dans nos villages français sans créer un seul emploi sur place… Vous ne trouvez pas ça un peu bizarre ? »

Pour lire l’article au complet :
Eoliennes : ces mystérieux investissements au bilan désastreux




Le photomontage de Martine Genty


Comparer avec le château d’eau du continent :
une bonne façon pour nous ouvrir les yeux


Ouest France - eoliennes-trois-fois-plus-grandes-quun-chateau-deau
La hauteur des éoliennes, calculée par Martine Genty
Source : Ouest France
Aussi reproduit dans La Gazette de l’île – nº 221 – décembre 2015 – téléchargeable ici



Sur ce visuel à partir d’une photo prise de Port Joinville, on aperçoit à l’horison le château d’eau « Kulmino ». Publié par Ouest France et la Gazette, il est encadré de deux traits tracés à la main. Martine Genty, insulaire, photographe professionnelle, a réalisé ce photomontage pour avertir les Islais de la hauteur des éoliennes telles qu’on les verrait depuis la côte nord de l’île.


Explication des deux traits :

1) celui de droite représenterait la hauteur d’une éolienne de 210 mètres de haut (projet Yeu-Noirmoutier) telle qu’on la verrait si elle était placée à la même distance que le Kulmino, qui fait 70m de hauteur. L’éolienne est 3 fois plus haute (70 x 3 = 210), mais sur le montage elle apparaît environ 5,5 fois plus haute. Ceci nous paraît exagéré, mais il faut considérer qu’environ un tiers du château d’eau nous est masqué par la dune côtière et la forêt domaniale qui la recouvre (le Kulmino se trouve loin derrière, à seulement 3m au dessus du niveau de la mer). Auquel cas il faudrait calculer environ 4 fois ce qu’on aperçoit de ce château d’eau pour représenter la hauteur une éolienne de 210m sans dune qui la cacherait en partie.

Voici le Kulmino vu dans sa totalité:

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Son pied est sensiblement plus long que ce qu’on en aperçoit de l’île.

2) le trait de gauche représenterait la hauteur de la même éolienne vue à 11,7km, soit la distance entre le dit projet et l’île. Ce trait devrait donc être environ deux fois plus haut que celui de droite – 11,5 x 2 = 23km, qui est la distance du Kulmino, et non pas 28km comme le dit l’article. Il est donc trop haut tel que représenté, en partie à cause de l’erreur des 28km.

Le trait de gauche devrait donc représenter environ 8 fois la hauteur du Kulmino tel que vous le voyez vous-même depuis de brise-lames un jour de moyenne ou bonne visibilité. Soit environ une fois et demi le trait de droite sur le visuel de Martine Genty ci-dessus (45% plus haut).

Ensuite, imaginez 62 éoliennes de cette hauteur occupant l’horizon de la côte nord/nord-ouest. Celles des 2º, 3º, 4º rang etc seront de moins en moins hautes, telles que représentées sur le photomontage du CGV (Conseil général de Vendée) reproduit en bas de cet article). A l’époque, la presse s’était déchaînée contre ce visuel que nous montrait Philippe de Villiers, l’accusant de tricherie. Nous voyons bien aujourd’hui qu’il avait raison*, et que le promoteur, la presse, les élus de l’île, les « arrosés »** et les histériques de l’éolien sont ceux qui se trompaient (ou qui nous trompaient).
  * il s’agissait alors d’éoliennes de 150m de haut placées à 13,5 km, contre 210m à 11,7km
aujourd’hui – donc elles apparaîtront encore plus hautes que sur le visuel du CGV.
  ** « arrosés » – voir: Les conflits d’intérêts faussent le débat

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62 éoliennes géantes de 210 m de haut à 11,7 km de l’île d’Yeu



Que dire de tout cela? Eh bien qu’on s’est payé notre tête quand WPD, le premier promoteur, a publié il y a quelques années un photomontage trompeur sur lequel on ne voyait pas du tout les éoliennes (1). Que le CGV, sous la présidence de Philippe de Villiers, avait publié un autre photomontage pour rétablir la vérité (ci-dessous). Mais que notre Conseil municipal a préféré donner sa confiance au promoteur – ce qui, lorsque deux visuels si différents sont opposés, trahit un manque de prudence insigne, pour ne pas dire plus… En effet, on apprend le théorème de Thalès au lycée…

Visuel Philippe de Villiers
Pointe du But: visuel du Conseil général de Vendée, du temps où il prenait la défense des îles.



En résumé, que s’est il passé? – Il s’est passé qu’on nous a enfumés. Que les médias, à la botte du gouvernement, ont prétendu que le CGV avait triché avec son visuel. Que Philippe de Villiers a quitté la politique et que le CGV s’est empressé de retourner sa veste. Que les photomontages présentés au mois d’août par le nouveau promoteur utilisent des artifices pour diminuer l’impact visuel : angle d’ouverture de l’objectif, choix des premiers plans, lumière, brume de mer, position du soleil, nuages etc… – bref, que l’on continue à nous prendre pour des imbéciles. Enfin, que le réveil des Islais favorables au projet sera brutal quand ils découvriront l’horreur en se promenant le long de la Côte aux Roses, en regardant le coucher du soleil à la Pointe du But, ou plus généralement en regardant la mer au nord/nord-ouest. Même la nuit, des lumières clignotantes leur rappelleront la présence des monstrueux engins.

On verra de plus une partie de cette gigantesque installation industrielle (3,5 fois la taille de l’île) depuis de nombreux endroits : héliport, Pointe Gilberge, Pointe Gauthier, pointe du Châtelet. Et puis les pales seront sans doute visibles au dessus de certains paysages islais, notamment entre la Pointe du But et celle du Châtelet (voir carte du projet, ci-dessus).


Il est facile d’imaginer le désenchantement des estivants et autres touristes, principaux créateurs d’emplois sur l’île. Pas besoin d’être devin pour prédire que beaucoup iront voir ailleurs. Quant aux Islais, il leur restera leurs yeux pour pleurer. Ils pourront alors tourner leur colère contre les élus, les pêcheurs, les associations, et tous les arrosés.


(1) La supercherie – premier projet, dit « des deux îles »

Contamination : 2º volet


Dissolution de métaux toxiques dans la mer
( 10 tonnes par éolienne ! )



Contamination par les éoliennes : il n’y a pas que l’huile et les détergents (1). Pour empêcher les fondations d’acier de rouiller, on les recouvre d’une peinture spéciale appliquée sur les zones exposées à l’air, et pour la partie immergée on ajoute des anodes sacrificielles faites d’aluminium, de zinc et d’indium (2).


Ce dont le constructeur ne se vante pas, c’est que ces protections chimiques se dégradent avec le temps, l’action du sel et des éléments. Des composés métalliques se dissolvent donc dans nos eaux côtières, à raison de 10 tonnes par éolienne au cours de sa vie utile. Cela fait 620 tonnes pour les 62 éoliennes du projet, ce qui ne sera pas sans effets sur le poisson, les coquillages et les crustacés que nous mangeons…


Ces chiffres ont été calculés par un organisme officiel allemand, tel que révélé par le prestigieux magazine d’Outre Rhin, Der Spiegel (3). L’association Gardez les Caps, qui s’oppose à un projet éolien offshore dans la baie de Saint-Brieuc, en a fait la traduction (4).



Sources :

1) Contamination par les éoliennes : l’huile des boîtes de vitesses et les détergents

2) Les anodes sacrificielles : STX France devoile une nouvelle fondation d’eolienne Offshore

3) Contamination par composés métalliques : 10 tonnes par éolienne. Voir l’article publié dans DER SPIEGEL

4) Traduction de l’article par Gardez les Caps : aluminium et métaux lourds



Contamination par éoliennes


Ne pas manquer la mise à jour du 7 décembre : crevettes contaminées au Mexique – voir la vidéo à la fin.


UNE ÉNERGIE VERTE ?


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Fuite d’huile d’une éolienne terrestre



Les boîtes de vitesses des éoliennes sont leur point faible, et les fuites d’huile ne sont pas rares. L’âge et l’usure n’arrangent rien.


Les éoliennes terrestres, en France, ont une puissance de 750 kW à 2,5 MW – jusqu’à 3 MW pour les toutes dernières. Les éoliennes en mer seront de 8 MW. Elles auront une boîte de vitesses beaucoup plus grosse, contenant beaucoup plus d’huile: 1.200 litres chacune. Et il y aura 62 de ces monstres polluants à seulement 11 km des côtes de l’île d’Yeu. Il faudra les vidanger, laver les mâts au détergent, ainsi que les pales recouvertes d’insectes, régulièrement. Huile et détergents seront emmenés par les courants vers les côtes.

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Une autre éolienne qui perd de l’huile



Pour voir les accidents qui affectent les éoliennes dans le monde (liste très longue, et pourtant incomplète) :  Accidents éoliens dans le monde

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L’huile descend le long du mât



Au bout de quelques jours, de nombreux insectes y restent collés. Pour maintenir l’image de propreté qu’on veut donner aux éoliennes, il est nécessaire de laver cette huile.

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Pour laver l’huile : eau sous pression et détergents, un autre polluant



Le lavage des pales, où s’entassent des insectes morts mais aussi de l’huile, se fait par hélicoptère : il y a quantités d’images sur Internet. Mettez ces mots dans le moteur de recherche Google : helicopter washing wind turbine.
Il y a même une démonstration sur vidéo Mais là tout est propre, alors pas besoin de détergent. On y explique que le rendement des éoliennes baisse de 3% par an à cause des insectes morts collés sur les pales. Ceux-ci incluent aussi, malheureusement, abeilles, libellules et papillons. Sans compter le sang et les plumes d’oiseaux.


Ajout du 7 décembre :
Dans la vidéo suivante, à partir de la minute 7:05, on voit des pêcheurs du Mexique se plaindre de ce que l’huile des éoliennes contamine les crevettes de la lagune, dont ils vivent : crevettes contaminées



Emploi éoliennes : il faut parler l’anglais


COMBIEN  DE DEMANDEURS  D’EMPLOI  ISLAIS  PARLENT  L’ANGLAIS ?

ET COMBIEN ONT UN AN D’EXPÉRIENCE DANS LA MAINTENANCE D’ÉOLIENNES EN MER ?



Ces conditions d’embauche furent révélées au Forum des Métiers de l’Éolien, qui s’est tenu le 21 novembre à l’île d’Yeu. Ceci, bien sûr, à supposer qu’il y aura bien une base de maintenance à l’île d’Yeu tel que « promis », base qui enlaidirait Port-Joinville ( voir notre article précédent, « L’autre projet éolien, au Sud » ). C’est confirmé par un article de Ouest France sur cette réunion :  
les conditions d’embauche


Et il y a d’autres conditions :
« Pour être embauché dès 2021, il faudra justifier d’une expérience d’un an dans la maintenance offshore, être en bonne condition physique et insensible au vertige, être autonome dans son travail et avoir un bon relationnel. L’anglais ainsi que la rigueur nécessaire au respect des consignes de sécurité sont indispensables. »
à noter : … vertige … autonome … avoir des compétences en relations humaines ( « un bon relationnel  » ) etc.


Combien d’Islais sans emploi remplissent ces conditions ?
Alors Monsieur le Maire, vous voyez bien qu’on vous a berné avec des promesses d’emploi impossibles à tenir. Il est encore temps pour vous de manifester votre opposition au projet, car les études d’impact n’ont pas été faites. Pensez-y s’il vous plaît, et sauvez l’île d’Yeu pendant qu’il est encore temps.

L’autre projet éolien, au Sud


L’Ile d’Yeu est également menacée au Sud


horizons libres
Photo : voici un horizon libre, propre, qui nous détend et nous inspire. Maintenant imaginez cet horizon pollué par 60 ou 80 éoliennes de 210 m de haut ( environ 6 fois + hautes que notre Grand Phare ) … Ça changerait tout, surtout pour nos estivants.



L’Etat n’a pas éliminé la possibilité d’un projet éolien en mer au Sud de l’Ile. Pourtant, notre vue de la mer serait enlaidie depuis les Corbeaux jusqu’au Châtelet. On parle d’un troisième appel d’offres, et déjà les profiteurs de subventions s’impatientent …

3º appel d'offres


Une fois autorisé le projet Nord sans retour en arrière possible, plus rien n’empêchera de lancer le 3º appel d’offres, et d’y inclure le massacre de notre Côte Sauvage. Il s’agira seulement pour les promoteurs « d’arroser » un peu plus – voir : un arrosage financier aboutissant à la neutralisation des oppositions éventuelles


Ça ne devrait pas être difficile. On a remarqué chez nos élus une étonnante indifférence quant aux sites et paysages de l’Ile. Les dolmens classés « monuments historiques », par exemple, ne les ont pas empêchés de voter en faveur de la pollution visuelle de l’horizon Nord, en fond de toile ci-dessous.

Dolmen de la Planche à Puare
Dolmen de la planche à Puare, 3 000 ans avant J.C.



Sur terre, aux Corbeaux, l’Ile sera enlaidie par une autre lubie superflue et coûteuse  : «  Nous avons en projet un parc photovoltaïque sur l’ancienne décharge des Corbeaux et sur la toiture du centre technique municipal, qui couvrirait 15 % à 20 % de la consommation électrique de l’île  » ( et seulement quand le soleil brillera – ndlr ), a dit notre maire à la journaliste Monik Malissard – LA GAZETTE ANNONCES ▪ N°220 ▪ 15 OCTOBRE 2015 ▪ PAGE 14 ( voir le lien à la fin de cet article ).


Il a ajouté : « Nous envisageons aussi de produire de l’hydrogène, avec l’électricité non utilisée du parc éolien, en vue notamment d’alimenter des véhicules. » Ces paroles reflètent les idées fausses sur lesquelles repose l’acceptation du projet éolien, dont l’électricité sera versée au réseau national dès que produite : il ne sera pas possible de la séparer ni même de la différencier des autres. En fait nos politiques ignorent presque TOUT de l’éolien, s’imaginant par exemple des effets positifs illusoires ( emplois locaux ), et ne savent RIEN des effets négatifs, qui eux sont bien réels.


Qui parmi eux a jamais soulevé le grave problème des infrasons, par exemple, que les gouvernements refusent de considérer malgré toutes les études reconnues par la communauté scientifique ? Pourtant, au Canada, la Royal Society of Medicine précise les critères de diagnostic permettant d’en reconnaître … les effets dans un rayon de 10 km autour d’éoliennes industrielles
Ce n’est qu’un début, car on sait que les infrasons voyagent très loin (40 – 50 km). En Australie, le Sénat reconnaît également le problème, qui s’accroît avec la puissance des éoliennes et la durée de l’exposition. Or les nôtres seront de 8 MW, du jamais vu, 3 fois plus puissantes que celles de Bouin.


Ignorance également en ce qui concerne la production d’hydrogène, qui consomme beaucoup d’électricité, ce qui serait contre-productif. Les Islandais, ayant de l’énergie propre à revendre, se sont lancés dans cette voie en 1998. Mais ils se sont enlisés dans ce bourbier : ils n’ont pas été plus loin que leurs 3 autobus expérimentaux. Heureusement que nous avons des élus qui vont leur montrer comment faire… 🙂


« Un port n’est pas un monument touristique mais un outil de travail. La maintenance du parc éolien nécessiterait la présence de 2 à 3 navires de 20 à 30 m … nous leur affecterions le quai du Canada. »
Et vlan ! Le Maire nous annonce la défiguration programmée de Port Joinville. Le petit marché, si pittoresque sur ce quai du Canada, le plus attrayant du port avec son phare-balise prisé des photographes et ses bateaux de pêche colorés : à la trappe ! On n’arrête pas le progrès ! Arrosage financier oblige ! Tant pis pour les Islais, le tourisme, et le futur de l’Ile à long terme ! Tuons la poule aux oeufs d’or, et goinfrons nous !


Les vandales de tout poil, ceux qui sont prêts à détruire l’attrait qu’exerce l’île sur les estivants qui la font vivre, n’ont pas d’état d’âme. Il leur suffit d’avoir l’appui des naïfs qui pensent que l’éolien est « vert », alors que la France construit en douce des centrales à gaz pour « réguler » l’énergie du vent, instable par nature. Un véritable non sens ! Et nous qui nous disons cartésiens !  – voir l’avis des experts

quai du Canada et son phare
Le petit phare du quai du Canada.



Interview du Maire :  La Gazette – Téléchargez le numéro 220 du 16 octobre 2015, et allez à la page 14