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Les Islais s’inquiétent…

Parc éolien en mer: les Islais s’inquiétent…

Emmanuel Vrignaud nous écrit :

Le projet éolien offshore Yeu-Noirmoutier se poursuit dans sa folle lancée. A en lire les derniers commentaires dans la Gazette de l’île, il faudrait même aller encore plus vite, sans prendre la mesure des conséquences pour l’île d’Yeu, ou comme s’il fallait faire taire au plus vite les critiques que commencent (enfin) à formuler les Islais.

La lecture de l’article de Ouest France du 25.11.2016: « Parc éolien en mer – Grogne autour des standards de maintenance » (repris dans la Gazette Annonces du 08.12.2016 – télechargez le nº 231 de la Gazette) est en effet édifiante. Malgré les paroles rassurantes, la société Eoliennes en mer des îles Yeu et Noirmoutier ne chercherait-elle pas de bons prétextes pour ne pas implanter les bases de maintenance à l’île d’Yeu et Noirmoutier ?

On apprend tout d’abord dans cet article que le consortium a découvert que la houle était plus forte que prévue en Atlantique ! Par conséquent, alors qu’il avait été affirmé publiquement que des bateaux de 15 mètres suffiraient, pour assurer le confort des techniciens, les bateaux seront beaucoup plus gros et surtout très larges, encore plus larges que les catamarans de la régie.

Soit, mais il y a un problème, il n’y a pas assez de tirant d’eau dans le port ! Il faudrait donc draguer et consolider le port. Or les marins s’y opposent avec force car outre le prix prohibitif des travaux, cela risquerait d’accentuer le phénomène de houle dans le port, comme ce fut le cas lors des travaux de la fin des années 70 (on se souvient qu’il avait même fallu ensuite rallonger le brise-lames).

Deuxième problème : la base de maintenance serait éclatée en 3 sites (aux Bossilles, sur le quai du Canada et à l’aérodrome). Ce choix est un non-sens industriel, le consortium le reconnait bien volontiers.

Comment concilier alors cette activité industrielle avec l’activité touristique du port ? A cet emplacement cela parait tout simplement inimaginable, même si l’on sait que la municipalité projette déjà de déplacer le marché dans l’arrière port.

Comment aussi parvenir à assurer la sécurité des transports d’éléments lourds entre des Bossilles jusqu’au quai du Canada ? Surtout en saison lorsqu’on voit la circulation anarchique sur cette route.

Enfin doit-on accepter qu’un bâtiment même modeste se construise sur le quai du Canada ? Même si ce quai a jadis abrité l’ancienne gare maritime, il s’agit quand même avec le phare vert à son extrémité d’un élément patrimonial majeur du port. Pour mémoire, le quai du Canada, l’ancien « Grand quai », est un des ouvrages les plus anciens du port*.

Une conseillère municipale de la majorité dit même avec raison : « Je suis catastrophée à l’idée d’un bâtiment situé place de la Norvège, qui ruinerait la vue sur l’entrée du port ».
Aussi une grue forcément très inesthétique serait nécessaire, mais il est fort probable que le quai ne soit pas à l’heure actuelle suffisamment solide pour la porter.

Avec beaucoup de justesse et de lucidité le directeur de port résume parfaitement les choses : « Les installations pour la maintenance des éoliennes doivent être compatibles avec l’échelle de l’île et les contraintes portuaires de Port-Joinville. Appliquer un cahier des charges répondant aux standards en vigueur dans les ports industriels allemands ou belges est un non-sens pour l’île d’Yeu. Il est nécessaire de sortir des schémas théoriques et de penser à l’aspect du port, à la vie locale et aux estivants ».

A l’Herbaudière les projets du consortium provoquent aussi la colère car l’idée de s’approprier une partie des quais a été émise sans réelle concertation avec les marins. Les marins ont aussi appris avec stupeur que pendant la phase de construction (2-3 ans) il y aura interdiction de rentrer sur la zone du parc.

Pour conclure, reprenons les paroles de ce conseiller municipal : « Je suis inquiet de l’évolution du projet, tant pour les promesses d’emploi, indéfinies, que pour les propositions d’emplacements du centre de maintenance, sur lesquelles on manque d’éléments. Nous sommes dans le flou. Il serait judicieux d’avoir des interlocuteurs au fait des problèmes techniques ». Triste aveu.

Les élus ne parviendraient donc pas à avoir de réponses précises à leurs questions. Le nombre d’emplois dévolus aux islais resterait toujours aussi incertain.

Avec ce projet totalement démesuré et rappelons-le implanté beaucoup trop proche des côtes de l’île d’Yeu, les islais ne sont hélas pas au bout de leurs désillusions.

Emmanuel Vrignaud

* L’existence du « Grand quai » est attestée depuis la fin du XVIIIè siècle. Il s’agissait alors de la jetée la plus importante de Port-Breton (l’ancien nom de Port Joinville). Lors des grands travaux menés au XIXè siècle, il fut agrandi pour accueillir le débarcadère du bateau-poste, ainsi que le feu aval (phare vert construit en 1835).

 

 

Quai du Canada : ça coince

« Le conseil municipal a validé les trois emplacements alloués à la base de maintenance du parc éolien offshore. Mais celui prévu quai du Canada a soulevé diverses interrogations. »

( Extraits de Ouest France – voir lien à la fin )

« Comment les activités de maintenance du parc éolien en mer s’accorderont-elles à l’agrément du port de pêche, à L’Île-d’Yeu ? » 

port-joinville-bateaux-de-peche

« Le dernier conseil municipal était animé. En effet, la soirée de mardi s’est conclue par la validation, dans leur principe, des emplacements alloués à la base de maintenance du parc éolien, prévu au large de l’île. En revanche, un emplacement a posé des questions de pertinences. Celui du quai du Canada.

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Photo : au premier plan, le Quai du Canada, le plus attrayant de Port Joinville.

Les propositions d’Adwen ont suscité incompréhension, notamment des marins. Deux bateaux de 32 m de long et 13,50 m de large sont prévus, alors que des navires d’une quinzaine de mètres avaient été annoncés, lors du débat public en 2015. Un ponton de 5 m de large serait aménagé le long du quai du Canada, lequel devrait accueillir une grue – plutôt que l’installer à bord. « Avec un bateau à quai, il ne resterait qu’un peu plus de la moitié du passage actuel, entre les extrémités du quai du Canada et du quai Martin », remarque Sébastien Chauvet, élu de l’opposition. »

Lire l’intégralité de cet article dans l’édition du vendredi 25 novembre, ou dans le journal numérique

http://www.lessablesdolonne.maville.com/actu/actudet_-eolienne-a-l-ile-d-yeu-un-lieu-de-maintenance-qui-coince_fil-3089560_actu.Htm?

Notre commentaire : il faudra déplacer le pittoresque marché. Quant à la vue qu’on aura depuis les terrasses de café :  une grue, et des bateaux de maintenance des plus laids (dont un de 32 mètres ! ). Sans compter le matériel industriel déposé sur le quai, les camoins etc… Bravo Monsieur le Maire, faisons fuir les touristes et les estivants !

Photomontages trompeurs


Peut-on se fier aux photomontages?



Voici les éoliennes telles qu’on les verrait (version officielle) depuis Noirmoutier – c’est à dire à 17 km environ. http://vendee.eoliennes.non.free.fr/videos/noirmoutier.gif


Elles seront plus proches de l’île d’Yeu : 11,8 km, au lieu de 17 km.


L’important, c’est de réaliser que c’est un photomontage fait par des gens qui veulent nous vendre leur projet. Ils utilisent donc tous les artifices à leur disposition, notamment un objectif à grand angle qui donne une vue « panoramique ». L’avantage, pour ces vendeurs professionnels, c’est que cet objectif a pour effet de rapetisser les choses.

Voici, par contre, le photomontage réalisé par Philippe de Villiers. Il était, lui, beaucoup plus proche de la réalité:

Visuel Philippe de Villiers
Parc éolien vu de la Pointe du But


Mais la réalité sera pire encore.
Pour comprendre à quel point les photomontages sont trompeurs, il vous faudra aller à Bouin, au carrefour des D21 et D59 (à 1.5 km des feux rouges de Bouin en direction de Bois de Céné). Là, vous pourrez vous rendre compte de ce que l’on verra vraiment depuis l’île d’Yeu. Car les 8 éoliennes de Bouin font 102 m de haut, soit environ la moitié des monstres de 210 m qu’ils vont mettre mer. Quant à la distance, le carrefour D21/D59 est à 6 km environ du parc éolien de Bouin, tel que l’on peut voir sur la carte Google, ici. On aperçoit les éoliennes et leurs ombres le long de la petite route rurale sans numéro qui se trouve à 500 m de la côte, à mi-chemin entre Bouin et Beauvoir sur Mer.

En vertu du théorème de Thalès, des éoliennes de 204 m de haut vues à une distance de 12 km paraissent aussi hautes que des éoliennes de 102 m de haut vues à une distance de 6 km.


Allez-y : vous serez abasourdis.


Un autre aspect de la chose a trait à l’effet psychologique. Si vous regardez un paysage marin “agréable à l’oeil”, il est en fait “agréable à votre cerveau”, car il entre dans le cadre de l’idée que vous vous faites des vacances, de la mer, et des activités de loisirs. Mais si 62 éoliennes se profilent à l’horizon, transformant la mer ouverte en un lac fermé dont la rive opposée est industrielle, il est évident que votre cerveau réagira négativement et se concentrera sur la vue des éoliennes. L’envie de vous baigner dans un océan aux horizons sans fin se transformera en l’idée beaucoup moins excitante d’un bain qui aura l’air de se passer au pied d’éoliennes industrielles, même si elles se trouvent à 11,8 km. C’est psychologique, mais ça n’en est pas moins réel puisque c’est la perception que votre cerveau en aura.


On dit souvent d’une horreur installée dans un joli paysage: « on ne voit que ça ». Effectivement, notre cerveau est choqué par l’élément qui ne cadre pas dans le « tableau », et notre coeur même s’en émeut. C’est un réflexe humain, tout simplement. On finira donc par ne voir QUE les éoliennes. Ce sera d’autant plus néfaste au tourisme qu’on les verra depuis Fromentine, et pendant toute la traversée. L’île d’Yeu fera tout d’un coup partie de la banlieue de St Nazaire.


Plus question alors de résister au second projet, au sud de l’île. Les opposants, découragés, n’auront plus le coeur de se battre. On pourra faire une croix sur l’île d’Yeu, aux horizons pollués. Merci, Monsieur le Maire!



Le photomontage de Martine Genty


Comparer avec le château d’eau du continent :
une bonne façon pour nous ouvrir les yeux


Ouest France - eoliennes-trois-fois-plus-grandes-quun-chateau-deau
La hauteur des éoliennes, calculée par Martine Genty
Source : Ouest France
Aussi reproduit dans La Gazette de l’île – nº 221 – décembre 2015 – téléchargeable ici



Sur ce visuel à partir d’une photo prise de Port Joinville, on aperçoit à l’horison le château d’eau « Kulmino ». Publié par Ouest France et la Gazette, il est encadré de deux traits tracés à la main. Martine Genty, insulaire, photographe professionnelle, a réalisé ce photomontage pour avertir les Islais de la hauteur des éoliennes telles qu’on les verrait depuis la côte nord de l’île.


Explication des deux traits :

1) celui de droite représenterait la hauteur d’une éolienne de 210 mètres de haut (projet Yeu-Noirmoutier) telle qu’on la verrait si elle était placée à la même distance que le Kulmino, qui fait 70m de hauteur. L’éolienne est 3 fois plus haute (70 x 3 = 210), mais sur le montage elle apparaît environ 5,5 fois plus haute. Ceci nous paraît exagéré, mais il faut considérer qu’environ un tiers du château d’eau nous est masqué par la dune côtière et la forêt domaniale qui la recouvre (le Kulmino se trouve loin derrière, à seulement 3m au dessus du niveau de la mer). Auquel cas il faudrait calculer environ 4 fois ce qu’on aperçoit de ce château d’eau pour représenter la hauteur une éolienne de 210m sans dune qui la cacherait en partie.

Voici le Kulmino vu dans sa totalité:

Kulmino
Son pied est sensiblement plus long que ce qu’on en aperçoit de l’île.

2) le trait de gauche représenterait la hauteur de la même éolienne vue à 11,7km, soit la distance entre le dit projet et l’île. Ce trait devrait donc être environ deux fois plus haut que celui de droite – 11,5 x 2 = 23km, qui est la distance du Kulmino, et non pas 28km comme le dit l’article. Il est donc trop haut tel que représenté, en partie à cause de l’erreur des 28km.

Le trait de gauche devrait donc représenter environ 8 fois la hauteur du Kulmino tel que vous le voyez vous-même depuis de brise-lames un jour de moyenne ou bonne visibilité. Soit environ une fois et demi le trait de droite sur le visuel de Martine Genty ci-dessus (45% plus haut).

Ensuite, imaginez 62 éoliennes de cette hauteur occupant l’horizon de la côte nord/nord-ouest. Celles des 2º, 3º, 4º rang etc seront de moins en moins hautes, telles que représentées sur le photomontage du CGV (Conseil général de Vendée) reproduit en bas de cet article). A l’époque, la presse s’était déchaînée contre ce visuel que nous montrait Philippe de Villiers, l’accusant de tricherie. Nous voyons bien aujourd’hui qu’il avait raison*, et que le promoteur, la presse, les élus de l’île, les « arrosés »** et les histériques de l’éolien sont ceux qui se trompaient (ou qui nous trompaient).
  * il s’agissait alors d’éoliennes de 150m de haut placées à 13,5 km, contre 210m à 11,7km
aujourd’hui – donc elles apparaîtront encore plus hautes que sur le visuel du CGV.
  ** « arrosés » – voir: Les conflits d’intérêts faussent le débat

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62 éoliennes géantes de 210 m de haut à 11,7 km de l’île d’Yeu



Que dire de tout cela? Eh bien qu’on s’est payé notre tête quand WPD, le premier promoteur, a publié il y a quelques années un photomontage trompeur sur lequel on ne voyait pas du tout les éoliennes (1). Que le CGV, sous la présidence de Philippe de Villiers, avait publié un autre photomontage pour rétablir la vérité (ci-dessous). Mais que notre Conseil municipal a préféré donner sa confiance au promoteur – ce qui, lorsque deux visuels si différents sont opposés, trahit un manque de prudence insigne, pour ne pas dire plus… En effet, on apprend le théorème de Thalès au lycée…

Visuel Philippe de Villiers
Pointe du But: visuel du Conseil général de Vendée, du temps où il prenait la défense des îles.



En résumé, que s’est il passé? – Il s’est passé qu’on nous a enfumés. Que les médias, à la botte du gouvernement, ont prétendu que le CGV avait triché avec son visuel. Que Philippe de Villiers a quitté la politique et que le CGV s’est empressé de retourner sa veste. Que les photomontages présentés au mois d’août par le nouveau promoteur utilisent des artifices pour diminuer l’impact visuel : angle d’ouverture de l’objectif, choix des premiers plans, lumière, brume de mer, position du soleil, nuages etc… – bref, que l’on continue à nous prendre pour des imbéciles. Enfin, que le réveil des Islais favorables au projet sera brutal quand ils découvriront l’horreur en se promenant le long de la Côte aux Roses, en regardant le coucher du soleil à la Pointe du But, ou plus généralement en regardant la mer au nord/nord-ouest. Même la nuit, des lumières clignotantes leur rappelleront la présence des monstrueux engins.

On verra de plus une partie de cette gigantesque installation industrielle (3,5 fois la taille de l’île) depuis de nombreux endroits : héliport, Pointe Gilberge, Pointe Gauthier, pointe du Châtelet. Et puis les pales seront sans doute visibles au dessus de certains paysages islais, notamment entre la Pointe du But et celle du Châtelet (voir carte du projet, ci-dessus).


Il est facile d’imaginer le désenchantement des estivants et autres touristes, principaux créateurs d’emplois sur l’île. Pas besoin d’être devin pour prédire que beaucoup iront voir ailleurs. Quant aux Islais, il leur restera leurs yeux pour pleurer. Ils pourront alors tourner leur colère contre les élus, les pêcheurs, les associations, et tous les arrosés.


(1) La supercherie – premier projet, dit « des deux îles »

L’autre projet éolien, au Sud


L’Ile d’Yeu est également menacée au Sud


horizons libres
Photo : voici un horizon libre, propre, qui nous détend et nous inspire. Maintenant imaginez cet horizon pollué par 60 ou 80 éoliennes de 210 m de haut ( environ 6 fois + hautes que notre Grand Phare ) … Ça changerait tout, surtout pour nos estivants.



L’Etat n’a pas éliminé la possibilité d’un projet éolien en mer au Sud de l’Ile. Pourtant, notre vue de la mer serait enlaidie depuis les Corbeaux jusqu’au Châtelet. On parle d’un troisième appel d’offres, et déjà les profiteurs de subventions s’impatientent …

3º appel d'offres


Une fois autorisé le projet Nord sans retour en arrière possible, plus rien n’empêchera de lancer le 3º appel d’offres, et d’y inclure le massacre de notre Côte Sauvage. Il s’agira seulement pour les promoteurs « d’arroser » un peu plus – voir : un arrosage financier aboutissant à la neutralisation des oppositions éventuelles


Ça ne devrait pas être difficile. On a remarqué chez nos élus une étonnante indifférence quant aux sites et paysages de l’Ile. Les dolmens classés « monuments historiques », par exemple, ne les ont pas empêchés de voter en faveur de la pollution visuelle de l’horizon Nord, en fond de toile ci-dessous.

Dolmen de la Planche à Puare
Dolmen de la planche à Puare, 3 000 ans avant J.C.



Sur terre, aux Corbeaux, l’Ile sera enlaidie par une autre lubie superflue et coûteuse  : «  Nous avons en projet un parc photovoltaïque sur l’ancienne décharge des Corbeaux et sur la toiture du centre technique municipal, qui couvrirait 15 % à 20 % de la consommation électrique de l’île  » ( et seulement quand le soleil brillera – ndlr ), a dit notre maire à la journaliste Monik Malissard – LA GAZETTE ANNONCES ▪ N°220 ▪ 15 OCTOBRE 2015 ▪ PAGE 14 ( voir le lien à la fin de cet article ).


Il a ajouté : « Nous envisageons aussi de produire de l’hydrogène, avec l’électricité non utilisée du parc éolien, en vue notamment d’alimenter des véhicules. » Ces paroles reflètent les idées fausses sur lesquelles repose l’acceptation du projet éolien, dont l’électricité sera versée au réseau national dès que produite : il ne sera pas possible de la séparer ni même de la différencier des autres. En fait nos politiques ignorent presque TOUT de l’éolien, s’imaginant par exemple des effets positifs illusoires ( emplois locaux ), et ne savent RIEN des effets négatifs, qui eux sont bien réels.


Qui parmi eux a jamais soulevé le grave problème des infrasons, par exemple, que les gouvernements refusent de considérer malgré toutes les études reconnues par la communauté scientifique ? Pourtant, au Canada, la Royal Society of Medicine précise les critères de diagnostic permettant d’en reconnaître … les effets dans un rayon de 10 km autour d’éoliennes industrielles
Ce n’est qu’un début, car on sait que les infrasons voyagent très loin (40 – 50 km). En Australie, le Sénat reconnaît également le problème, qui s’accroît avec la puissance des éoliennes et la durée de l’exposition. Or les nôtres seront de 8 MW, du jamais vu, 3 fois plus puissantes que celles de Bouin.


Ignorance également en ce qui concerne la production d’hydrogène, qui consomme beaucoup d’électricité, ce qui serait contre-productif. Les Islandais, ayant de l’énergie propre à revendre, se sont lancés dans cette voie en 1998. Mais ils se sont enlisés dans ce bourbier : ils n’ont pas été plus loin que leurs 3 autobus expérimentaux. Heureusement que nous avons des élus qui vont leur montrer comment faire… 🙂


« Un port n’est pas un monument touristique mais un outil de travail. La maintenance du parc éolien nécessiterait la présence de 2 à 3 navires de 20 à 30 m … nous leur affecterions le quai du Canada. »
Et vlan ! Le Maire nous annonce la défiguration programmée de Port Joinville. Le petit marché, si pittoresque sur ce quai du Canada, le plus attrayant du port avec son phare-balise prisé des photographes et ses bateaux de pêche colorés : à la trappe ! On n’arrête pas le progrès ! Arrosage financier oblige ! Tant pis pour les Islais, le tourisme, et le futur de l’Ile à long terme ! Tuons la poule aux oeufs d’or, et goinfrons nous !


Les vandales de tout poil, ceux qui sont prêts à détruire l’attrait qu’exerce l’île sur les estivants qui la font vivre, n’ont pas d’état d’âme. Il leur suffit d’avoir l’appui des naïfs qui pensent que l’éolien est « vert », alors que la France construit en douce des centrales à gaz pour « réguler » l’énergie du vent, instable par nature. Un véritable non sens ! Et nous qui nous disons cartésiens !  – voir l’avis des experts

quai du Canada et son phare
Le petit phare du quai du Canada.



Interview du Maire :  La Gazette – Téléchargez le numéro 220 du 16 octobre 2015, et allez à la page 14



Réactions des élus


Des élus défendent leurs administrés…
pour de vrai

Le Maire du Touquet, qui s’oppose à un projet éolien offshore : « nos couchers de soleil ne sont pas à vendre! »
Les éoliennes déchaînent les passions

Xavier Bertrand, Président d’une Région qui a déjà beaucoup d’éoliennes et en connaît les inconvénients : « La seule perspective de nouvelles ressources financières ne justifie pas que soient ignorés l’harmonie de nos paysages et le bien-être de nos habitants. »

Il a dit aussi :
« je sais que derrière ces éoliennes il n’y a pas de création d’emplois locaux. »

Et puis :
« De même, les pêcheurs que j’ai rencontrés m’ont expliqué comme ils redoutaient les conséquences de l’éolien offshore aux abords de leurs zones de pêche. »

Enfin :
« c’est pourquoi … je m’opposerai à toute implantation nouvelle. »
Lettre de Xavier Bertrand à France Energie Eolienne

Il n’y a pas que lui qui a compris, une fois les éoliennes installées, les énormes dommages qu’elles causaient, et le peu d’utilité de ces machines. Par exemple écoutons ce que dit le Conseiller général Marc Bonef, de Villers-Saint-Christophe, en Picardie: « L’éolien est une escroquerie ». D’ailleurs, plusieurs livres en apportent des preuves: « l’Imposture, ou pourquoi l’éolien est un danger pour la France », de Jean Louis Butré; « The wind farm scam », du professeur John Etherington; « Throw them all out », de Peter Schweizer.

Il a dit aussi :
« c’est un gouffre financier et cela n’amène que très peu d’emplois à notre région. »

Marc Bonef, ajoute l’article, « a admis qu’il avait été séduit par l’idée de cette énergie renouvelable il y a quelques années, mais que son opinion avait radicalement changé devant les constats qu’il avait pu faire. »
L’éolien est une escroquerie

Nicolas Dupont-Aignan, quant à lui, a dit: « Pourquoi les gens viennent au Tréport ? Pas pour voir une usine. Il va y avoir 83 mats qui vont défigurer le paysage et détruire le potentiel touristique et les pêcheurs vont crever. »
Les éoliennes sont destructrices

Enfin citons Jacques Oudin, ancien Vice-Président du Conseil général de la Vendée: « toutes les activités à fort impact environnemental (extraction de sables et de granulats, déversement de déchets liquides ou solides, forages divers, pose d’éoliennes en mer…) devraient être repoussées au-delà de la limite des eaux territoriales, soit à plus de 22,22 kilomètres de la côte la plus proche. »
Ouest France

Rappelons que le méga-projet éolien en mer Yeu-Noirmoutier serait situé à 11 km seulement de l’Ile d’Yeu, couvrant une surface de 112 km2, soit 5 fois celle de l’île (23 km2), et que ses éoliennes de 8 MW, qui font 210 m de haut, apparaîtraient environ 6 fois plus hautes que les châteaux d’eau que l’on aperçoit sur le continent – le Conseil général prêt à sacrifier les deux îles emblématiques de la Vendée

Et n’oublions pas : il y en aurait 62, barrant l’horizon sur 8 km.



Les conflits d’intérêts faussent le débat


Visuel Philippe de Villiers
Visuel établi par le Conseil général de Vendée, lorsqu’il était contre le projet. Et puis, surprise, les élus ont changé d’avis. Vous ne devinez pas pourquoi ?

Presse Océan nous parle de la fameuse association Robin des Bois. Celle-ci s’oppose en effet au projet éolien en mer de Guérande-La Baule-St Nazaire, voisin de celui d’Yeu-Noirmoutier. « Pour Robin des bois, si ce projet rencontre si peu d’opposition c’est parce « qu’il arrose financièrement beaucoup de monde » . Ainsi le Comité national des pêches va toucher « 2,2 M€ par an » . La Région, des communes, mais aussi des associations comme Bretagne Vivante ou LPO 44 85 qui va toucher 150 000 € par an, accompagnent ce projet. »

On voit ici les conflits d’intérêts qui affectent les pêcheurs, les élus, les associations écologiques et particulièrement la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux).

2015 09 22 Presse Océan - éol'croisic RB2 PO 22 09 15
Voici l’article. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Notez que le projet de Guérande-La Baule-Saint Nazaire ressemble comme deux gouttes d’eau à ceux de Yeu/Noirmoutier, de St Brieuc et de Normandie. Tous auront les mêmes effets néfastes sur le tourisme, la valeur des biens immobiliers, les emplois, l’environnement marin, la pêche, et la qualité de vie de tous.


Dans un autre média qui parle de l’opposition de Robin des Bois, on voit que l’association, comme nous l’avons fait nous-mêmes *, lance une alerte sur le risque de marée noire résultant d’une catastrophe maritime.

* Notre article :   Des risques accrus de marée noire

Et puis il y a ce passage, tout à fait préoccupant:
« Tout en soulignant un arrosage financier aboutissant à la neutralisation des oppositions éventuelles, l’association estime que les parcs éoliens en mer sont un cheval de Troie de l’installation progressive d’autres activités industrielles sur le compartiment marin. »

… à commencer par un autre méga projet éolien en mer au sud de l’île, affectant la Côte Sauvage jusqu’aux Corbeaux. Une fois détruit le charme de l’île au nord, pourquoi ne pas en faire autant au sud ? Le projet existe déjà, on en a parlé dans les médias. Il y a là d’autres sous à gagner pour quelques privilégiés (certains emploieraint un autre mot). Et puis, lors du projet au nord, les Islais ont montré qu’ils étaient si faciles à berner !

Lire le deuxième article :  Robin des bois opposé au parc éolien en mer

IMPORTANT : un débat sur le projet éolien a été ouvert dans la version digitale de la Gazette de l’île. Vous pouvez utiliser un pseudonyme (comme pour vos commentaires sur notre blog). Voyez ici : la Gazette