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18 parcs éoliens offshore de plus !

Le projet au sud de l’île est loin d’être mort.

Hier, on a pu lire dans la presse : « le ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, a officiellement annoncé le lancement d’un nouvel appel d’offres (le troisième) pour l’éolien offshore français. En concurrence avec dix-huit autres zones, c’est celle de Dunkerque qui a été retenue. »

Vous avez bien lu : « en concurrence avec 18 autres zones ». Ceci veut dire qu’il en reste maintenant 17. Il y a tout lieu de croire que la zone au sud de l’île d’Yeu en fait partie. Comme pour le projet de Dunkerque, dont il est dit dans l’article qu’on le croyait abandonné, le gouvernement préfère manifestement l’opacité. Ainsi, pas besoin d’études d’impact cumulatif sur l’environnement. On se moque des Directives de Bruxelles en la matière. Les oiseaux migrateurs qui volent au dessus de la mer en suivant la côte seront décimés, depuis Dunkerque jusqu’aux plages des Landes.

Et comme le plan est annoncé au compte gouttes, les citoyens ne peuvent même pas saisir la Commission européenne, d’autant que les études d’impact sont publiées peu de temps avant la construction, et qu’il faut 18 mois à la Commission pour répondre. Bref, le gouvernement se moque de l’environnement comme il se fiche de la pêche, des plaisanciers, et du tourisme côtier ou balnéaire.

Il s’agit aussi d’endormir les habitants concernés : il ne faut pas effrayer les populations en annonçant tous les projets d’un coup. D’ailleurs, si ça se trouve, parmi les 17 zones restantes il ne serait pas étonnant qu’il y en ait une troisième visible de l’île d’Yeu. Devant les plages qui regardent le continent, peut être, depuis Ker Châlon jusqu’aux Corbeaux ? Pourquoi pas ? Une fois le charme de l’île brisé par le premier projet, et l’opposition se trouvant découragée, les élus pourront donner libre cours à leurs appétits.

Les 18 zones ne sont pas une faute de frappe : on en parle une deuxième fois dans l’article : « sur dix-huit zones candidates au départ, puis quatre dans la short list du ministère, celle retenue se situera au large de Dunkerque. »

Voici l’article au complet, dans La Voix du Nord :
Ségolène Royal annonce l’implantation d’éoliennes offshore à Dunkerque



Philippe de Villiers écrit à un Islais


Créateur du Puy du Fou, Ancien Ministre, Vendéen avec passion,
Philippe de Villiers écrit à un Islais.


Le Puy du Fou

 
Il fustige le projet éolien, « un non-sens sur le plan de l’environnement, et qui va tuer le tourisme côtier en abîmant nos rivages. »

Il poursuit: « c’est surtout une imposture économique et les Islais, les pêcheurs et tous le Vendéens en reviendront très vite. »

Les élus « ont perdu la tête« , dit-il aussi. En fait il s’agit d’un euphémisme, car nous sommes en droit de les juger plus sévèrement. Être aveuglé par l’argent, ce n’est pas ce qu’on demande à un élu, surtout quand les sommes sont modestes, et ne compenseront aucunement les pertes que subira la population. Quant aux emplois, on sait que c’est du pipeau : il faut parler l’anglais   L’éolien détruit en fait les emplois existants : Les dindons de la farce Et puis la base de maintenance sera à St Nazaire : il faut être naïf pour croire qu’il y en aura une sur l’île. Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, c’est bien connu…

Il ne faudra pas attendre 100 ans pour constater les dégâts, ni les promesses non tenues. Ni même 10 ans, ni même cinq.

Voici la copie de la lettre de Philippe de Villiers. L’adresse a été partiellement effacée pour respecter le voeu d’anonymat du destinataire.

Lettre scannée de Philippe de Villiers

Cliquer sur l’image pour l’agrandir.


Les Français, dindons de la farce



Depuis cet article ( ci-dessous ), l’auteur en a écrit un autre pour le bénéfice de tous les Français. Il est publié par le média Économie Matin – cliquez sur ce lien.

Voyez aussi, en cliquant sur le bouton « réponse » ci-dessus à gauche, dans le premier commentaire à notre article, les liens à d’autres délocalisations qui ont eu lieu au Royaume Uni, en Espagne et en Australie, dans l’industrie de l’aluminium, à cause de la hausse des prix de l’électricité due aux subventions aux énergies renouvelables.

Et re-voici le lien pour le débat citoyen et libre sur le projet éolien ( plus de 160 commentaires déjà ) dans la Gazette de l’île d’Yeu – cliquez sur ce lien. Allez en fin de page pour écrire votre commentaire, utilisant un pseudo si vous voulez. L’anonymat fait partie de la liberté d’expression : preuve en est l’isoloir dans les bureaux de vote.

X X X

Différent de celui d’Économie Matin, l’article ci-dessous concerne les Islais avant tout.

La Mairie de l’île d’Yeu a fait un pari ( stupide ) sur la transition énergétique, alors que les retours d’expérience qui nous viennent de partout indiquent que c’est une voie coûteuse et sans issue :

– Danemark : Ce pays vend à la Norvège et à la Suède, à perte, l’électricité éolienne produite en surplus la nuit. Le jour, quand il y a généralement moins de vent mais que la demande est beaucoup plus forte, ses centrales à charbon assurent qu’il y aura du courant pour tout le monde, sans coupures dues à l’instabilité du vent. Au besoin, l’appoint sera fait en important de l’électricité des pays voisins, mais au prix fort cette fois. Ses émissions de CO2 n’ont pas baissé, parce que la variabilité du vent fait que les centrales à charbon doivent compenser en accélérant et décélérant leurs turbines constamment, brûlant ainsi davantage de charbon.

– Allemagne : les éoliennes ne permettent pas de fermer les centrales nucléaires, car elles produisent de l’électricité de façon intermittente. Le gouvernement a donc encouragé la construction de centrales à lignite ( un charbon très « sale » ), parce qu’elle est abondante dans ce pays, et bon marché. Les émissions de CO2 ont donc augmenté.

– Espagne : le poids des subventions aux énergies renouvelables sur la dette publique se monte à environ 30 milliards d’euros. Le reste est financé par le consommateur, qui a vu le coût de ses factures d’électricité s’envoler. Le gouvernement de Mariano Rajoy, chargé par l’électorat de sauver le pays de la banqueroute, a donc stoppé net les subventions pour les nouveaux projets d’énergies renouvelables.

– Royaume Uni : la sidérurgie a mis au chômage des milliers de travailleurs, car le prix de l’énergie n’a cessé de monter à cause des subventions aux renouvelables. L’électricité représente maintenant 40% de ses coûts. Les usines se délocalisent donc vers l’Inde ou la Chine, où l’on construit des centrales à charbon à la douzaine pour bénéficier d’une énergie bon marché, source de progrès. L’Angleterre exporte donc ses emplois à des pays moins respectueux des consignes « vertes ». Bilan: les émissions de CO2 au niveau mondial augmenteront à la suite de ces délocalisations. —> emplois détruits au Royaume Uni

Les délocalisations menacent bien sûr aussi en Allemagne, où l’électricité coûte deux fois plus cher qu’en France à cause des énergies renouvelables. Mais le gouvernement d’outre-Rhin a appliqué des rustines, en subventionnant temporairement les industries qui utilisent beaucoup d’électricité. Angela Merkel met ainsi sur le dos du prochain gouvernement l’impopularité qui résultera du chômage accru quand il faudra couper ces subventions.

– Islande : la transition vers une économie basée sur la géothermie et l’hydrogène fut lancée à grand renfort de publicité en 1998. Dix-huit années plus tard, force nous est de constater son échec. En 2003, le gouvernement annonçait fièrement la mise en service de trois autobus à hydrogène, alimentés par une unique station d’électrolyse. Depuis, plus aucun progrès. Officiellement, la transition est toujours sur les rails, ce qui permet à la presse étrangère de citer l’Islande en exemple. Mais dans les faits, depuis les 3 autobus, la transition s’est enlisée. Les problèmes du coût et de la sécurité ( l’hydrogène est plus volatile que l’essence et s’enflamme ou explose encore plus facilement ) ont eu raison de l’engouement des politiques.

– France : échec de l’éolien à Tahiti, et un bel exemple de gabegie de fonds publics —> Le flop des éoliennes de Makemoé

En fait, c’est TOUTE la transition énergétique qui est un désastre. Voyez la voiture électrique, trop chère et n’ayant d’autonomie que pour les courtes distances. Combien de milliards d’euros va t elle nous coûter ? Voyez un peu: « Une semaine après la présentation par la ministre de l’écologie d’un important volant de mesures en faveur des voitures électriques, la Chambre régionale des comptes (CRC) d’Aquitaine révèle le gouffre financier qu’a creusé le soutien « important et inconditionnel » de l’ancienne présidente du Poitou-Charentes à un projet de voiture électrique qui a tourné au fiasco ». On lit encore, dans le même article du Monde de juin 2014, « La Cour des Comptes régionale délivre un double blâme à la gestion de Ségolène, présidente de la Région de 2004 à 2014 » … et « aux mauvais choix stratégiques s’ajoute une gestion opaque » … —> Le Monde – la très chère voiture électrique de Ségolène Royal

Mais la mairie de l’île d’Yeu est prête à accepter tout et n’importe quoi, pourvu qu’il y ait des subventions à la clé. Pour 500.000€, et une médaille, elle a accepté que l’île rentre dans les plans de Ségolène. La médaille, c’est le titre ronflant de « Territoire à énergie positive ». Même dans les républiques de banane on ne maquille pas l’inefficacité de l’État avec des mots si pompeux, si enfantins. Pourtant, le bon peuple de France se laisse bercer par leur musique, inlassablement retransmise par la télévision.

La Mairie a donc reçu 500.000€, qu’elle dépensera ainsi :
– 40% pour l’achat d’un autobus électrique, soit 200.000€
– 39% pour l’achat de 3 voitures électriques et d’une centrale de distribution d’hydrogène (sic), soit 195.000€
– 15% pour l’aménagement de pistes cyclables, soit 75.000€
– 4% pour une étude sur la filière hydrogène, soit 20.000€
– 2% pour l’achat de vélos à assistance électrique, soit 10.000€

Voir l’Ile d’Yeu Magazine de décembre 2015 pour plus de détails ( gratuit, à la Mairie ).

500.000€ multipliés par 212 Territoires à Énergie positive, dans toute la France, cela fait 106 millions d’euros de subventions qui ne serviront à rien, sauf peut être la partie dépensée pour les cyclistes. Mais notre gouvernement n’en est pas à ça près. Les Français paieront les pots cassés, alors pourquoi se préoccuper ?

Tout ceci ne serait pas si grave si nos chers élus ne s’entêtaient pas à défigurer l’île d’Yeu avec des éoliennes en mer ( au Nord et bientôt au Sud ) et des panneaux solaires ( à la Pointe des Corbeaux pour commencer ).

Enfin, pour terminer, voyez le commentaire d’un mécontent que l’on trouve à la page 14 de l’Ile d’Yeu Magazine du même mois, entre autres échos d’opposition à la Mairie : « Une grande réunion d’information sur le « projet éoliennes » a été organisée à grand renfort de publicité. Les membres de la municipalité, présents, maire en tête, ont brillé par leur silence. Interrogé, l’un des adjoints présents a confirmé qu’il s’agissait d’une « stratégie » de leur part. Voilà bien résumée l’attitude permanente de nos élus. Ils appellent cela « Communication » : La stratégie du silence »

Cette stratégie, on la voit aussi à l’oeuvre ici, dans les colonnes de la Gazette de l’île : les élus n’ont répondu à aucun de nos commentaires. Pourquoi se fouler ? Entre deux élections, ces gens là se conduisent comme des despotes occupés à leur petite cuisine.

Au niveau national c’est pareil. Peuple souverain ? – mes fesses ! Nous, les Français, sommes les dindons de la farce.